Freshfields s’impose face à Linklaters et Allen & Overy
Freshfields Bruckhaus Deringer monte temporairement sur la première marche du podium des cabinets d’affaires britanniques. Le cabinet d’avocat d’affaires a annoncé vendredi des résultats 2012-2013 meilleurs que ceux déjà publiés par ses concurrents. Numéro un l’an dernier, Clifford Chance n’a pas encore dévoilé les siens, de même que Slaughter and May, le cinquième membre (beaucoup plus petit) du «magic circle», le club des cabinets londoniens les plus prestigieux.
Le chiffre d’affaires mondial de Freshfields a progressé de 7,2% au cours du dernier exercice clos fin avril, à 1,22 milliard de livres (1,42 milliard d’euros). Il reste toutefois en deçà de la barre de 1,3 milliard, atteinte l’an dernier par Clifford Chance. Linklaters, numéro deux en 2011-2012, perd une place avec des revenus de 1,195 milliard, en hausse de 1% seulement... à périmètre constant: la sortie de ses partenaires brésilien et singapourien ampute en fait son activité globale de 1%. Allen & Overy arrive juste derrière, avec un chiffre d’affaires de 1,19 milliard (+ 0,8%).
Freshfields semble avoir tiré profit de son expertise dans la résolution des litiges, où il possède une équipe plus étoffée que ses deux concurrents. Cette activité, ainsi que le conseil réglementaire, ont contrebalancé le ralentissement du conseil en restructuration financière et en M&A comme de l’activité dans les marchés émergents. Freshfields se distingue également avec une productivité en hausse. Son revenu par associé a grimpé de 7,6% pour atteindre quasiment 1,4 million de livres. Chez Linklaters il progresse de 5,6%,à 1,26 million. Les deux groupes ont toutefois réduit de 4% leur nombre d’associés en équivalents temps plein. Chez Allen & Overy, chacun a rapporté 1,1 million de livres, comme l’année précédente, mais l’effectif de «partners» a crû de 3%.
Freshfields et Allen & Overy se distinguent aussi par la stabilité des salaires de leurs juniors. Leurs avocats débutants touchent la même paye que leurs prédécesseurs, alors que ceux de Clifford Chance vont bénéficier d’une revalorisation de 3%, annoncée début juin. Chez Linklaters, la hausse atteint 4%. Un signe de la reprise de l’activité après plusieurs années de gel, voire de baisse des rémunérations.
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