Fresenius va refinancer une partie de sa dette après le relèvement de sa note de crédit
Fresenius entend tirer rapidement parti du retour de sa note de crédit en catégorie investissement en renégociant les termes de sa dette bancaire. En fin de semaine dernière, Standard & Poor’s a relevé d’un cran, de «BB+» à «BBB-», la note attribuée à la dette à long terme du groupe de santé allemand, assortissant la nouvelle note d’une perspective stable.
Cette décision reflète la volonté de Fresenius de stabiliser son endettement au niveau actuel et l’existence de sources de revenus diversifiées lui permettant de «maintenir une croissance organique comprise entre 4 et 6%», a expliqué l’agence américaine. Quelques jours plus tôt, son homologue Moody’s avait pour des raisons similaires fait passer de «négative» à «stable» la perspective de la note «Ba1» attribuée à Fresenius.
Le groupe a précisé qu’il souhaitait refinancer au total environ 3 milliards d’euros de dette afférente à une facilité de crédit revolving et à la tranche A d’une ligne de crédit senior négociée en 2013. La maturité de cette dette sera allongée de deux ans, jusqu’au 28 juin 2020. Fresenius anticipe également une diminution du niveau des marges payées aux banques, «compte tenu d’un profil de crédit amélioré et de conditions favorables sur le marché bancaire».
Au 30 septembre 2014, sa dette nette consolidée atteignait 13,8 milliards d’euros, soit 3,4 fois son excédent brut d’exploitation (Ebitda) annualisé. La maturité moyenne de sa dette s’élevait à 4,3 ans, avec des échéances significatives (38% du total) en 2018 et 2019. Environ 48% du montant total de l’endettement de Fresenius est logé au sein de Fresenius Medical Care (FMC), société américaine contrôlée à 31% par le groupe allemand. FMC dispose de sources autonomes de financement, mais Fresenius gère ses besoins de liquidité et il existe des clauses de défaut croisé entre les deux entreprises. En prenant en compte une génération de cash-flow positive après dividendes, Moody’s considère néanmoins que le niveau de liquidité des deux entités est approprié.
Si Fresenius s’est engagé à ramener son ratio de dette nette sur Ebitda à 3,25 fois à fin décembre 2014, il souligne avoir l’intention de continuer à financer sa croissance externe en ayant principalement recours à l’endettement, d’où la nécessité de «minimiser le coût moyen pondéré du capital».
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