Fresenius Medical Care se laisse séduire par les obligations convertibles sans dilution
Déjà riche en déclinaisons en tous genres, le segment des obligations convertibles s’enrichit d’un nouveau spécimen: l’obligation convertible non dilutive. Le groupe allemand de produits de dialyse Fresenius Medical Care (FMC) a placé ces derniers jours 400 millions d’euros de titres convertibles sans que ceux-ci provoquent d’effet sur la structure actuelle de son capital.
A la différence d’une convertible classique, cette obligation dite synthétique associe une opération de couverture afin d’annihiler l’effet de dilution. En parallèle de l’émission, FMC a ainsi acquis des options d’achat (calls) sur ses propres actions auprès de la Société Générale, la banque qui a structuré l’opération. Les obligations et les options prévoient un règlement en numéraire pour éviter toute émission d’actions. Pour l’émetteur, «l’opération combinée est considéré comme une obligation, ce qui présente notamment l’avantage de ne pas avoir à passer par une autorisation en assemblée générale des actionnaires», précise Bruno Magnouat, responsable des opérations d’equity linked à la Société Générale.
Une première émission de ce type, pour un montant de 500 millions d’euros, avait été expérimentée par Fresenius, le premier actionnaire de FMC avec 30% de son capital. Mais les investisseurs en obligations convertibles restent encore peu au fait de ces structures. «L’opération n’est pas standard. Il a donc fallu adapter la documentation de l’obligation convertible ou modifier le mode de fixation du prix», reconnait Bruno Magnouat qui avait déjà structuré l’émission inaugurale de Fresenius. A la différence d’une convertible classique, le prix de référence n’est pas fixé dans la journée mais seulement après une dizaine de jours.
L’une des complexités résidait dans «la symétrisation des termes de l'émission publique et de la couverture de gré à gré, comme les clauses d’ajustement en cas d'événement exceptionnel ou de paiement du dividende par exemple», explique Stephane Guet, responsable dérivés actions à la Société Générale pour les émetteurs d’Europe du Nord.
L’émission de FMC est sortie avec un coupon de 1,125% alors que son premier actionnaire avait obtenu un coupon zéro.
Plus d'articles du même thème
-
Maekn permet aux cabinets de créer leurs propres plateformes clients
Ce nouveau service en marque blanche est une extension de la solution professionnelle Maekn One. -
HSBC lance son premier stablecoin dollar
Ce jeton sera déployé sur l'application de paiement pour particuliers PayMe, qui compte 3,3 millions d'utilisateurs à Hong Kong. Le nouveau produit renfloue l'arsenal de la banque en matière de finance tokenisée. -
EQT Corp s’offre Range Resources pour créer un géant américain du gaz naturel
En absorbant son rival pour 13 milliards de dollars, le producteur d'hydrocarbures mise sur l'explosion de la demande énergétique des data centers induite par l'IA.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
SuccessionJournal d'une succession, J-187 : l’embuscade des outsiders
Chaque jour, l’Opinion raconte les coulisses de la campagne présidentielle la plus dangereuse de la Ve République. Ames sensibles s’abstenir. -
VendettaAprès l'attentat de Trappes, le maire Ali Rabeh déclare la guerre aux médias
L'édile n'hésite pas à associer les élus d'extrême droite, les médias qui les interviewent, et les terroristes racistes dans une même chaîne de responsabilité -
« Un vernis de souveraineté » : pourquoi Marine Le Pen veut relancer la recherche d’hydrocarbures en France
La candidate du Rassemblement national promet d’abroger « la stupide loi Hulot » qui interdit depuis 2017 la recherche d’hydrocarbures en vue de leur exploitation en France.