France Télécom va donner un coup d’accélérateur à ses rachats d’actions
La vente annoncée d’Orange Suisse à Apax Partners va donner un important coup d’accélérateur au programme de rachats d’actions de France Télécom. L’opérateur de télécommunications a déclaré à plusieurs reprises qu’environ la moitié du produit de cette cession serait consacrée à acheter des titres du groupe sur le marché. Le protocole de vente ayant été conclu pour 2 milliards de francs suisses, soit environ 1,6 milliard d’euros, 800 millions d’euros pourraient ainsi être mobilisés en 2012 pour soutenir le cours de Bourse de France Télécom. Celui-ci a chuté de 23,24% en 2011, à 11,97 euros hier, contre une baisse de 7% pour l’indice Stoxx des télécoms en Europe.
Ces 800 millions d’euros ne représentent que 2,5% de la capitalisation boursière du groupe (31,7 milliards d’euros) mais leur destination constituera une réelle nouveauté dans l’utilisation de la trésorerie de France Télécom. Au cours de l’exercice 2010, hors programme de liquidité, l’opérateur n’a racheté que 135.000 de ses propres actions, soit seulement 0,005% du nombre de titres en circulation. Ces actions ont été achetées à un prix moyen brut de 16,96 euros, soit une dépense totale de 2,28 millions d’euros. Selon la résolution adoptée lors de sa dernière assemblée générale, France Télécom peut racheter ses propres titres dans la limite de 10% de son capital social. Avec le dividende de 1,4 euro par action attendu pour 2012, au titre de l’exercice 2011, le groupe devrait ainsi reverser 4,5 milliards d’euros à ses actionnaires.
En accélérant son programme de rachats d’actions, l’opérateur de télécommunications souhaite se rapprocher des standards du secteur, la grande majorité de ses concurrents consacrant déjà une partie de leurs trésorerie pour intervenir sur le marché. Deutsche Telekom a ainsi racheté un peu moins de 1% de son capital en 2010 pour un montant de 400 millions d’euros. Récemment, Telefonica a indiqué qu’il rachètera en 2013 pour près de 912 millions d’euros d’actions, soit 0,2 euro par action, représentant un peu plus de 1,5% de son capital.. Une somme qui se soustraira en réalité au montant du dividende de 1,5 euro que devait initialement verser cette année-là l’opérateur espagnol.
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