France Télécom rouvre avec succès le marché obligataire européen en dollar
A l’arrêt cet été, les émissions obligataires de groupes européens commencent à reprendre doucement. Avec Daimler et Schlumberger, France Télécom vient ainsi de rouvrir le marché en dollar. Une réouverture réussie puisque l’opérateur en télécoms a émis mercredi pour 2 milliards de dollars, au-delà du dimensionnement initial de l’offre. «L’opération a été très fluide et a suscité une demande totale de 5,5 milliards de dollars», indique Jean-Michel Thibaud, le directeur du financement et de la trésorerie de France Télécom. Le placement était dirigé par Bank of America Merrill Lynch, Citigroup et JPMorgan.
Les 2 milliards de dollars ont été divisés en deux tranches d’un montant équivalent. La première, à 5 ans, porte un coupon de 2,75%, avec une marge de 195 points de base par rapport aux bons du trésor américain. La seconde, à 10 ans, affiche un coupon de 4,125% et une marge de 220 pb. Les fonds ne seront pas affectés à un besoin particulier. «Notre politique de financement consiste à anticiper d’assez loin nos futures échéances de dette. D’une part, pour conserver une situation de liquidités confortable (5 milliards de cash au 30 juin) et d’autre part pour avoir le temps de profiter des conditions de marché les plus attractives», explique Jean-Michel Thibaud. Car, «même si le marché en dollar ne se ferme quasiment jamais, l’ouverture des fenêtres est de plus en courte ce qui nous oblige à être prêts pour profiter des bonnes conditions».
Alors qu’entre 2009 et 2010, France Télécom a émis 55% de sa dette obligataire en dehors de l’euro, le marché obligataire américain représente la principale source de diversification du groupe, devant le sterling, le franc suisse, le yen et le dollar canadien.
Plus d'articles du même thème
-
EDF se désengage des énergies renouvelables en Amérique du Nord
L’énergéticien français a conclu un accord avec KKR en vue de lui céder un portefeuille d’actifs d’une capacité nette totale de 5,6 gigawatts. -
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : les villes moyennes au cœur du récit national
Brice Soccol : « Ce n’est plus seulement l’opposition entre villes, péri-urbanité et campagnes qui structure la géographie électorale française, mais la capacité des territoires à offrir des perspectives de mobilité sociale, d’emploi et de qualité de vie » -
L'été sera chaudLe pays brûle, les candidats regardent ailleurs
Malgré l'ampleur de l'épreuve vécue par la quasi-totalité du pays, les prétendants à l'Elysée n'ont effectué que des ajustements à la marge de leur campagne. Le débat n'a pas dépassé le stade de savoir s'il fallait climatiser le pays -
Vieux démonsAprès l'accord israélo-libanais, le spectre d'une occupation israélienne sans fin du Liban
Israël et le Liban ont signé un accord historique à Washington, mais son application dépend d'un improbable désarmement du Hezbollah