France Télécom obtient plus de 35 % de retour sur son offre obligataire
L’objectif est atteint pour France Télécom, et même au-delà des espérances. Au total, les détenteurs obligataires ont apporté pour 1,96 milliard d’euros de titres à l’offre de rachat qui concernait les lignes janvier 2012 (750 millions d’euros de nominal), février 2012 (1,225 milliard) et janvier 2013 (3,5 milliards).
Dans sa note du 10 novembre, l’opérateur n’avait pas visé trop haut. En ciblant au maximum un montant de 1 milliard d’euros, il lui suffisait d’un taux de retour global de 18% pour faire le plein. Mais les montants apportés sous-tendent un taux de réponse total de 35,8%, c’est-à-dire dans le haut des résultats obtenus ces dernières semaines par les multiples opérations similaires engagées par des émetteurs.
Il est vrai que des opérateurs de marché avaient jugé dès le départ les conditions attractives. Le groupe proposait de reprendre ses deux lignes 2012 à 30 points de base en dessous des taux mid swaps. Soit quelque 35 pb de mieux que le niveau de marché. Pour la ligne 2013 (reprise au niveau des mid swaps), l’écart était voisin de 23 pb. C’est cette dernière ligne 2013 qui a suscité le plus d’intérêt avec près de 40% du nominal apporté, contre 21,7% sur la «janvier 2012» et 34% sur la «février 2012».
Ainsi, lors du règlement prévu demain, les demandes sur la 2013 ne seront servies qu’à hauteur de 30,6%, aucun prorata ne devant en revanche être appliqué pour les deux autres lignes.
Comme il est de coutume ces derniers temps, France Télécom avait engagé ces rachats sur ces trois lignes payant des coupons de 4,375% à 7,25% en vue d’allonger la maturité de sa dette, tout en profitant de conditions de marché avantageuses.
Aidé par HSBC et SG CIB, il a placé 250 millions de livres à 40 ans dès le milieu de semaine dernière, soit «la plus longue obligation jamais lancée par un émetteur télécom sur le marché en livre», comme il l’a lui-même souligné. Ayant obtenu pour 408 millions d’ordres, le groupe est sorti à 115 pb au-dessus des Gilts avec un coupon de 5,375%.
Vendredi, il a complété ce programme avec une ligne de 750 millions d’euros à 10 ans (janvier 2011) payant un coupon de 3,875%. Face à une demande de 1,3 milliard, l’opération est sortie avec des marges en bas de fourchette, soit 85 pb au-dessus des mid swaps et 120 pb au-dessus des taux allemands.
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