France Digitale pousse pour un plan de «réarmement technologique»
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Le président de la République Emmanuel Macron à l’occasion du France Digitale Day.
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Cédric O Twitter
Au moment où les économies se remettent progressivement au travail, l’heure est aux plans de relance. France Digitale propose sa contribution au débat. Le «grand bond en avant digital» provoqué par le confinement - le nombre de télétravailleurs a par exemple été multiplié par 10 - «ne restera pas sans conséquence pour les institutions publiques et les entreprises», estime l’association qui regroupe plus de 1.800 start-ups, ce qui en fait le plus grand réseau européen.
Mais «plus qu’un plan de relance - qui signifierait un simple redémarrage sur les bases de la situation pré-crise», France Digital pousse pour un «véritable plan de redirection» qui conduirait la «France à explorer des alternatives», explique Nicolas Brien, le directeur général de France Digitale. Selon l’association, qui doit rencontrer vendredi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, le numérique doit être considéré comme un moteur de la transition de l'économie, au même titre que l’environnement.
France Digitale dévoile ainsi 15 propositions regroupées en quatre axes stratégiques. Financier tout d’abord : 10 milliards d’investissement privé pourraient être dirigés vers les start-ups grâce à la recapitalisation de Bpifrance, au renforcement du réseau national de business angels et de fonds de capital-risque. Pour cela, l’association propose par exemple d’élargir le champ d’actions de Bpifrance en lui permettant de co-investir avec les fonds de capital-risque sous forme de prêt à long terme ou d’obligations convertibles grâce à un nouveau Programme d’investissement d’avenir (PIA). Autre proposition : renforcer la réduction d’impôt sur le revenu pour investissement dans les PME de moins de 7 ans.
Question de souveraineté
Deuxième axe stratégique : lancer un «vaste plan d’alphabétisation numérique», avec notamment le prolongement du chômage partiel en «congé formation numérique» ainsi qu’une série de mesures afin que 100% des écoles, des élèves et des enseignants aient accès au numérique.
Le troisième axe porte sur l’utilisation de la force des outils de transformation numérique pour mener la transition écologique.
Enfin, cette redirection de l’économie doit se faire dans une optique de «réarmement technologique», alors que la crise du Covid-19 a montré que «la quasi-totalité des usages numériques se sont développés pendant le confinement avec des solutions étrangères». «La question de la souveraineté technologique se pose», appuie Nicolas Brien. L’association propose ainsi que son plan d’investissement d’avenir de 10 milliards d’euros sur deux ans soit accompagné d’une transformation numérique des grands groupes et d’une «révolution de la commande publique», en l’orientant à 20% vers des start-ups.
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