Foncière des Régions devra payer le prix pour Foncière Paris France
Foncière des Régions (FRD) a annoncé hier son projet de rapprochement avec Foncière Paris France (FPF). Une opération qui soulève déjà des oppositions. D’ailleurs, elle n’a pas été adoptée unanimement par le conseil de FPF.
Selon le projet, Covéa, Predica, Holding Wilson 250 et le management de Foncière Paris France vont apporter leurs titres –actions, obligations subordonnées remboursables en actions (OSRA) et bons de souscription d’actions (BSA)– pesant 27% du capital existant et 37% du capital dilué, à Foncière des Régions. Leur apport en nature sera rémunéré sur la base de 13 actions nouvelles FdR pour 8 actions FPF, soit une prime limitée à 3% sur la base des cours de mardi, et valorisant Foncière Paris France sur la base d’un actif net réévalué (ANR) de 132 euros par action. «Cette offre équivalente à 113 euros est très décevante, estime Benoît Faure-Jarrosson, analyste chez Invest Securities cité par Reuters. Pour les minoritaires, la pilule est un peu difficile à avaler alors que la société a annoncé de très bons résultats et que l’ANR est de 135,20 euros» au 30 juin dernier.
FPF dispose d’un patrimoine de près de 700 millions d’euros (80% en bureaux), offrant un rendement de 7,2%. Au premier semestre, la foncière a enregistré un bond de 63% de ses revenus locatifs à 25,4 millions d’euros, et de 70% de son bénéfice opérationnel à 20,9 millions.
Une fois l’apport en nature réalisé et validé par l’AGE du 5 septembre, une offre publique d’échange (OPE) sera ouverte en octobre sur les autres titres aux mêmes conditions. Or, «le fait qu’il y ait offre publique déclenche une attribution de bons de souscriptions pour le management à 94,86 euros par action, poursuit Benoît Faure-Jarrosson. Les minoritaires ont un peu l’impression d’avoir fait du portage pour le bénéfice des dirigeants, sans profit pour eux-mêmes.»
D’autant que Cofitem, qui détient 18,5% du capital de FPF et 24,2% de concert avec PHRV n’apportera pas ses titres «à une offre qui présente une telle décote par rapport à l’ANR pour une valeur qui offre en plus du potentiel», confie Olivier Riché, directeur général de Cofitem. Axa et Neuflize, respectivement actionnaires de FPF à hauteur de 5% et 3%, n’ont pas précisé s’ils apporteraient leurs titres.
Ces résistances pourraient disparaître avec un relèvement du prix. Le cabinet Détroyat a été mandaté pour analyser les modalités de la future offre publique.
Plus d'articles du même thème
-
Vanguard confie à T. Rowe Price la gestion de trois fonds actions
Deux équipes d'investissement distinctes de T. Rowe Price sont concernées. -
Future Group noue un partenariat d'investissement en infrastructures mondiales
Le fonds de superannuation australien a sélectionné un gérant pour investir dans une de ses stratégies de partenariats public-privé avec un biais responsable. -
Bridgepoint poursuit sa diversification avec le rachat de Kayne Anderson Real Estate
L’opération valorise le gérant immobilier américain autour de 1,4 milliard de dollars. Elle portera les actifs de la société d’investissement à 117 milliards de dollars.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
Sébastien Lecornu tire un premier bilan de la canicule historique
Le premier ministre a dressé lundi un premier bilan contrasté de la canicule historique, saluant la résilience des services publics mais pointant la fragilité des plus isolés et des hôpitaux face à un risque climatique désormais permanent -
Mirage
Présidentielle : des Français sans illusions
Près de deux Français sur trois ne croient pas que les scrutins présidentiels, puis législatifs permettront au pays de retrouver des repères politiques stables. Selon eux, le travail et l'entreprise ont un rôle à jouer pour « faire société » -
Sondage exclusifValeurs, repères républicains, principes... : « Le sentiment d’une fuite en avant traverse la société française »
A l'occasion des Rencontres économiques d'Aix, les 2, 3 et 4 juillet, dont le thème général est « naviguer dans un monde sans repères », un sondage Odoxa pour Comfluence sur les repères dans la société française révèle que 62 % des Français ne croient pas que 2027 permettra de rétablir des repères politiques stables