Fiat travaille au financement de sa montée au capital de Chrysler
Fiat se prépare à une possible montée au capital de Chrysler dans les prochains mois. Selon Bloomberg, le constructeur automobile italien a engagé des négociations avec ses banques afin de refinancer une ligne de crédit revolving de 2,5 milliards de dollars qui arrive normalement à échéance l’an prochain. Le groupe n’a pas souhaité faire de commentaires. Ce financement redonnerait un peu de souplesse à Fiat au moment où la crise automobile en Europe affecte durablement sa génération de marge brute d’autofinancement. Déjà détenteur de 58,5% du capital de sa filiale américaine, le constructeur de Turin souhaite monter plus haut afin d’engager une fusion entre les deux structures et pouvoir profiter à plein des économies d’échelles que permettrait de générer le nouveau groupe.
Ce crédit ne règlerait pas le dossier Chrysler pour autant. Conformément à l’accord conclu lors de la faillite du constructeur américain en 2009, le groupe italien a bien la possibilité d’acquérir 16,6% supplémentaires, à coups de tranches de 3,3%, auprès de Veba, le fonds affilié au syndicat United Auto Workers. Ce dernier détient 41,5% du capital de Chrysler. Fiat devrait d’ailleurs avoir reçu 6,5% depuis plusieurs semaines mais un conflit avec Veba sur la valorisation de Chrysler bloque le transfert des titres. Fiat voulait payer 139,7 millions de dollars la tranche de 3,3% du capital. Le fonds Veba réclame 342 millions. La justice américaine a été chargée de trouver une solution. Une nouvelle audience devant les tribunaux est prévue pour le 25 avril. Une réponse pourrait intervenir en juin ou en juillet, espère Fiat.
En attendant, le groupe italien travaille à une solution alternative. Si les deux partenaires ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le prix, Fiat envisage de demander au marché de trancher via une mise en Bourse de Chrysler. Des discussions préliminaires ont été engagées ces dernières semaines afin de choisir les banques qui pourraient diriger le placement. Fiat ne souhaiterait pas réduire sa part au capital via cette introduction en Bourse. L’opération permettrait en revanche à Veba de céder ses titres à un prix de marché.
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