Fédéris élargit son spectre dans les placements privés de dette
Fédéris GA veut étendre ses frontières dans la dette privée. La société de gestion d’actifs du groupe Malakoff-Médéric a conclu mi-décembre le premier closing de son troisième fonds de dette, dont l’une des particularités est de pouvoir investir dans des entreprises espagnoles ou italiennes alors que les deux précédents véhicules, ouverts en 2012 et 2013, étaient volontairement centrés sur les pays cœur de l’Europe (France, Allemagne-Autriche et Benelux). Le deuxième fonds, Core Euro Crédit 2019, a par exemple participé aux émissions des allemands Otto et Hochtief et du belge Delhaize.
«Les investissements dans des entreprises espagnoles ou italiennes ne pourront toutefois pas dépasser 10% des encours du fonds et les entreprises retenues devront dégager au minimum la moitié de leur chiffre d’affaires à l’international», explique Jean Rozière, responsable crédit et gérant du fonds Fédéris Core Euro Crédit 2022. L’extension aux pays d’Europe du Sud doit permettre d’aller chercher de nouveaux profils de crédit offrant un rendement supérieur. Comme pour les deux premiers fonds, Fédéris s’appuie sur l’analyse crédit de Kepler Cheuvreux.
Ce fonds de prêts à l’économie, structuré sous la forme d’un fonds commun de titrisation, offre également plus de souplesse que les deux premières générations. «Le format FCT présente l’avantage pour les investisseurs de ne pas à avoir à apporter l’intégralité des fonds immédiatement mais de façon progressive», indique Jean Rozière. Ainsi, sur les 400 millions d’euros sur lesquels se sont engagés les différents investisseurs, environ un tiers pour l’instant a été appelé. Un second closing aura lieu d’ici au mois de mars. Il pourrait porter le montant total des promesses d’apports autour de 500 millions d’euros, ce qui amènerait les encours totaux de dette privée gérés par Fédéris autour du milliard. Quatre investissements ont déjà été réalisés depuis la création de ce troisième fonds, pour un montant cumulé de 60 millions d’euros. La taille maximale d’un ticket ne dépassera pas 25 millions d’euros.
Initialement très concentrées autour des métiers de l’agroalimentaire, les interventions de Fédéris se sont progressivement diversifiées vers des secteurs moins naturels pour ce type de fonds comme les médias ou la technologie. Fédéris a ainsi participé aux récents Euro PP de Gaumont et du groupe de data centers OVH.
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