FDJ relève un peu ses objectifs et rachète ZEturf
L’opérateur de jeux d’argent et de hasard a annoncé jeudi tabler sur une stabilité de son taux de marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) en 2023, en raison d’un environnement économique incertain. La Française des Jeux (FDJ) a par ailleurs confirmé ses prévisions pour 2022, affiné ses objectifs pour 2025 et annoncé l’acquisition de l’opérateur de paris hippiques et sportifs en ligne ZEturf pour une valeur d’entreprise de 175 millions d’euros.
En amont d’une journée investisseurs, FDJ a indiqué continuer de tabler sur un chiffre d’affaires en croissance de plus de 8% et sur une marge d’Ebitda de l’ordre de 24% en 2022.
«Notre très bonne performance 2022, supérieure à nos attentes grâce à la poursuite de la dynamique du digital et au rebond de l’activité en point de vente, nous permet de réaffirmer nos objectifs de croissance et de profitabilité moyen terme, en dépit d’un contexte macroéconomique plus incertain», a déclaré Stéphane Pallez, présidente directrice générale de FDJ, citée dans un communiqué.
Près de 5% de croissance
Pour la période 2022-2025, le groupe a relevé sa prévision de croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires, visant désormais le haut d’une fourchette comprise entre 4% et 5%, contre une fourchette de 4% à 5% attendue jusque-là. FDJ a par ailleurs maintenu son objectif d’un taux de marge d’Ebitda supérieur à 25% en 2025.
Le groupe, qui table sur une croissance annuelle moyenne des mises digitales supérieure à 20% sur la période 2022-2025, entend maintenir ses investissements cumulés sur la période 2020-2025 à 600 millions d’euros. Il vise un taux de conversion de l’Ebitda en cash-flow libre sur la période 2022-2025 toujours supérieur à 80%.
FDJ a réaffirmé son intention de redistribuer désormais chaque année entre 80% et 90% de son résultat net à ses actionnaires.
FDJ prévoit enfin un ratio d’endettement financier, soit la dette financière nette rapportée à l’Ebitda, de 2 fois, croissance externe comprise.
Rachat de ZEturf, valorisé à 175 millions d’euros
Dans un communiqué distinct, le groupe a annoncé la signature d’un accord portant sur l’acquisition de ZEturf, opérateur de paris hippiques en ligne ainsi que de paris sportifs en ligne sous la marque ZEbet, pour une valeur d’entreprise de 175 millions d’euros. Un complément de prix pourra être versé en fonction de la performance en 2023, a précisé FDJ.
L’opération aura un effet relutif sur la marge contributive de la branche Paris sportifs et jeux en ligne en concurrence de FDJ dès 2024, a précisé le groupe. FDJ avait annoncé des négociations exclusives en vue de cette acquisition le 19 septembre dernier.
Plus d'articles du même thème
-
Le Canada se dote d'un fonds souverain pour renforcer son indépendance économique
Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé la création d'un fonds d'investissement national. Son ambition est de renforcer l’indépendance économique du Canada en investissant prioritairement dans les entreprises et les infrastructures du pays. -
Wall Street sur le qui-vive avant les résultats des géants de la tech
Alphabet, Microsoft, Amazon et Meta Platforms, qui publient leurs résultats trimestriels ce mercredi 29 avril, suivis d'Apple le lendemain, seront scrutés par les investisseurs. Depuis environ un mois, tous ont porté le S&P 500 vers des sommets historiques. Des bénéfices records sont attendus, mais aussi des dépenses d'investissement sans précédent, tirées par l'IA. -
PARTENARIAT
Avis de convocation – Saint-Gobain
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
Contenu de nos partenaires
-
Sot-l'y-laisseMaster Poulet, dans la cuisine de la guerre des gauches
En prenant la défense d’un fast-food 100 % halal que le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, voudrait voir disparaître, les insoumis croient défendre le patrimoine culinaire de la « Nouvelle France » menacé par l'exil des bobos en banlieue -
Coq gauloisDerrière le boom du poulet, une France qui change profondément
Depuis début 2000, la consommation de poulet a été multipliée par deux en France. Preuve de bouleversements sociologique et économique profonds, portés par l'immigration, l'érosion du pouvoir d'achat et les soucis environnementaux. Des éléments complexes, cristallisés dans la « guerre » du Master Poulet -
EditorialLogement à Paris : Emmanuel Grégoire organise la pénurie et la flambée des prix
Changer la vie, peut-être, mais pas au point de remettre en cause ses a priori idéologique. Or contre cette carence locative dénoncée depuis des décennies maintenant, seule une vraie politique de l'offre sera efficace