Faute d’acheteurs, PPR se résout à introduire la Fnac en Bourse

Le groupe accélère son recentrage sur le luxe, ayant en parallèle promis une annonce imminente concernant Redcats
Benoît Menou

Les bruits de couloir se sont multipliés ces derniers jours au sujet de l’évolution du périmètre de PPR. Depuis quelques années, le groupe ne fait pas mystère de son souhait de recentrage sur le luxe ou l’équipement de la personne, avec Gucci ou Puma, par le biais de la sortie de la distribution, comme en ont témoigné les sorties du Printemps ou de Conforama.

Quant à la Fnac, un conseil d’administration de PPR serait selon des sources concordantes convoqué demain mardi afin d’entériner l’orientation stratégique du distributeur, dont l’avenir pourrait bien passer par une scission et une introduction en Bourse, faute d’acheteurs directs. «Le personnel de la Fnac va être informé cette semaine des pistes qui sont envisagées pour son avenir» a indiqué à Reuters une source proche. Plusieurs comités centraux d’entreprise suivront, mardi et mercredi, la réunion du conseil. A l’image des cas d’école mis en œuvre par les groupes Carrefour et Accor avec leurs activités Dia et Edenred, PPR pourrait selon Le Figaro et Les Echos se laisser tenter par une scission, ou «spin off», permettant d’accorder son indépendance au distributeur de produits culturels.

PPR pourrait ainsi sortir la Fnac de son périmètre. Soit tout de même avec un chiffre d‘affaires de 4,2 milliards d’euros un tiers de son activité l’an passé. De quoi offrir aux analystes et investisseurs une image plus conforme à ses prétentions. Le Figaro, qui assure que PPR a ainsi «trouvé la solution pour (se) débarrasser» de la Fnac, souligne que la décision de scission pourrait être soumise au vote des actionnaires àl’occasion de l’assemblée générale du mois de mai prochain.

Au sujet de Redcats, le PDG de PPR François-Henri Pinault avait assuré jeudi dernier que le groupe devait faire une annonce d’ici la présentation de son chiffre d’affaires du troisième trimestre, le 25 octobre. Des sources bancaires citées par Reuters ont évoqué plusieurs scénarios ces dernières semaines, notamment celui d’une cession par morceaux distinguant les activités américaines de la société. Les Echos indiquent qu’une première annonce devrait concerner ces activités américaines à des fonds d’investissement, avant que le groupe n’annonce la cession de Cyrillus et Vertbaudet au groupe Zannier (enseigne Catimini notamment) comme évoqué par Le Figaro. Le dossier La Redoute «pourrait ne pas aboutir avant plusieurs mois», selon Les Echos.

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