Faurecia réorganise totalement son dispositif de financement
Faurecia se risque sur le marché obligataire. L'équipementier automobile prévoit d'émettre un montant de 300 millions d’euros le 10 novembre avec une échéance à 2016. Si le niveau du coupon annuel de cet emprunt n’est pas encore connu et constituera un test, le groupe précise que l’objectif de cette opération est de rembourser par anticipation le crédit de 250 millions d’euros qui lui a été consenti par Peugeot. BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Natixis et Société Générale ont été mandatés en tant que teneurs de livre associés, et Crédit Agricole CIB et Natixis comme coordinateurs globaux de l’opération.
Parallèlement, l’équipementier automobile détenu à 57,4% par PSA Peugeot Citroën compte refinancer par anticipation un crédit syndiqué de 1,17 milliard d’euros qui lui avait été octroyé en novembre 2008. Le refinancement comprendra un nouveau crédit syndiqué d’un montant de 1,15 milliard qui a déjà reçu mercredi dernier un accord de principe de la part de neuf banques pour gérer l’opération. BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Natixis et Société Générale CIB ont ainsi été mandatés en qualité de teneurs de livres, Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, Crédit Mutuel-CIC, Commerzbank AG et HSBC France en tant qu’arrangeurs mandatés, et Citigroup en tant qu’arrangeur. «Ce refinancement global de la dette permettra à Faurecia d’en allonger la maturité, d’en diversifier les sources et d’accéder à des financements sans clause de détention minimale par Peugeot SA», précise Faurecia dans son communiqué.
Dans le détail, le nouveau crédit syndiqué devrait prendre la forme d’une ligne de crédit revolving composée de deux tranches A et B de maturité respective 2014 et 2016, avec une possibilité d’extension de la maturité jusqu’en 2016 sur la tranche A. L’utilisation de la ligne de crédit sera limitée à un ratio de dette nette / Ebitda inférieur à 2,5 et à un ratio Ebitda / intérêts nets supérieur à 4,5. Faurecia précise en outre qu'«une fois le nouveau crédit syndiqué finalisé, il procédera au remboursement des financements existants». Si la dette reste le talon d’Achille du groupe, CM-CIC anticipe un reflux du ratio dette nette/Ebitda de 130% fin 2010, à 90% fin 2011 et à 60% fin 2012, avec une hausse du ratio de couverture des frais financiers par l’Ebitda de 7,3 fois fin 2010, à 10,8 fois fin 2011 et à 13,5 fois fin 2012.
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