Facebook tente de retrouver la confiance érodée des investisseurs
Mark Zuckerberg tente de limiter la débâcle. Réagissant à une nouvelle chute de l’action de Facebook qui est passée pour la première fois de sa courte histoire sous les 18 dollars, son directeur général s’est engagé hier soir dans un communiqué adressé à la SEC à ne pas céder ses titres avant un délai d’au moins un an. Mark Zuckerberg «n’a aucune intention de réaliser une quelconque opération de cession de nos titres pour au moins douze mois» indique le communiqué. Le fondateur du site de réseau social avait cédé 30,2 millions d’actions pour 1,15 milliard de dollars lors de l’introduction en Bourse afin de régler ses impôts, mais détient toujours 444 millions d’actions de classe B ainsi qu’une option sur 60 autres millions de titres. En revanche, les deux directeurs Marc Andreessen et Donald Graham céderont une partie de leurs titres pour honorer leurs dettes au fisc.
Le groupe a également raccourci la période de lockup empêchant ses salariés de céder des titres, libérant ainsi 234 millions d’actions à partir du 29 octobre, au lieu du 14 novembre. Facebook s’est également engagé à n'émettre aucune action pour financer le paiement de près de 2 milliards de dollars d’impôts liés aux rémunérations en actions. Le groupe puisera 1,9 milliard dans sa trésorerie de 10,1 milliards, et utilisera ses lignes de crédit pour racheter 100 millions d’actions. Le nombre d’actions mise sur le marché à partir du 14 novembre sera ainsi réduit de 1,44 à 1,01 milliard. Facebook tente d’éviter une dilution du capital de ses actionnaires, déjà en proie à une forte chute de leurs actions. «Le problème de l’action est l’arrivée à échéance du lockup» estime Herman Leung, analyste chez Susquehanna International Group.
L’abaissement hier des anticipations de cours de l’action par Morgan Stanley et JPMorgan, les deux plus grosses banques de l’IPO de Facebook, a entraîné une chute du cours de l’action à un plus bas historique de 17,73 dollars. Scott Devitt, analyste chez Morgan Stanley, a ainsi réduit son objectif de cours de 38 à 32 dollars, et Doug Anmuth de JPMorgan, de 45 à 30 dollars. Malgré la chute de l’action de 53% depuis l’IPO du 17 mai, Facebook se traite toujours à un ratio de 33 fois son résultat 2012, contre un ratio de 14 fois pour Apple. Les résultats du troisième trimestre du groupe seront publiés le 23 octobre prochain. L’annonce d’hier faisait néanmoins remonter le cours de 2,9% à 18,24 dollars cette nuit dans les échanges après Bourse.
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