Essilor reste confiant pour 2011 et 2012 malgré le ralentissement en Europe

Le groupe a maintenu la croissance de ses ventes trimestrielles sur le rythme du premier semestre, grâce à l’accélération aux Etats-Unis
Bruno de Roulhac

Essilor commence à ressentir un ralentissement de son activité en Europe (36% des ventes en 2010). Au troisième trimestre, la croissance organique sur cette zone n’était plus que de 0,6%, contre +1,4% au premier semestre. Si l’activité est restée «solide» en France et «dynamique» en Europe de l’Est, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont déçu, enregistrant une baisse de la fréquentation des magasins d’optique.

Pour autant, le groupe d’optique ophtalmique confirme une nouvelle fois ses objectifs 2011, à savoir une croissance de 6% à 8% de son chiffre d’affaires (hors change et acquisitions stratégique), ce qu’Oddo traduit par une croissance organique de 4 à 6%.

Essilor vise aussi une stabilité de sa marge de contribution (marge opérationnelle) hors acquisitions stratégiques cette année. La marge avait atteint 18,1% l’an dernier et était stable à 18% au premier semestre. CM-CIC mise sur 18,2%, tandis que Kepler anticipe une marge annuelle de 17,9%, en raison de l’intégration de Shamir Optical.

En effet, les tendances restent bonnes hors d’Europe. Notamment en Amérique du Nord, première zone du groupe (39% des ventes en 2010), où la croissance organique accélère de 2,7% au premier semestre à 4,7% au troisième trimestre.

Dans le reste du monde (Asie et Amérique latine), la croissance reste forte, entre 8% et 9%, bien qu’elle ralentisse – particulièrement au Brésil – après avoir été de plus de 11% au premier semestre.

De plus, «Essilor devrait commencer à bénéficier à plein de ses contrats signés avec Lenscrafters aux Etats-Unis (fourniture de l’équipement pour fabriquer un anti-reflet en une heure) et de Boots au Royaume-Uni (gestion de la totalité de la supply chain du groupe pour les verres correcteurs)», ajoute Oddo.

D’ailleurs, la croissance organique des ventes se maintient à 4,4% au troisième trimestre, après 4,5% au premier semestre, et ressort à 6,4% en publié à 1 milliard d’euros. L’effet changes (essentiellement euro/dollar) pèse de 3,3% sur la croissance des ventes.

Kepler avoue néanmoins «avoir des doutes sur la capacité de l’entreprise à franchir le seuil de 5% de croissance organique en 2012». Mais avec la croissance du marché de l’optique et le lancement de nouveaux produits l’an prochain, Hubert Sagnières, directeur général d’Essilor, s’est déclaré «très confiant».

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