Essilor n’a pas l’intention de ralentir son rythme d’acquisitions
Essilor ne lèvera pas le pied dans les acquisitions. «Notre stratégie (de croissance externe) porte ses fruits. En aucun cas nous ne ralentissons les partenariats et acquisitions, bien au contraire», a réaffirmé Hubert Sagnières, le PDG du numéro un mondial des verres ophtalmologiques. Au premier semestre, Essilor a pris ou augmenté sa participation dans 14 sociétés qui représentent un chiffre d’affaires additionnel d’environ 63 millions d’euros en base annuelle. Dix de ces opérations ont été réalisées dans des pays émergents.
Sur cette période, l’effet périmètre a apporté 11,4% de points de croissance au chiffre d’affaires. Depuis la fin du premier semestre, Essilor a déjà signé deux nouveaux partenariats avec des acteurs locaux en Amérique latine: au Brésil, avec une prise de participation majoritaire dans Riachuelo; en Argentine, avec le rachat de 51% du capital d’Optovision.
Ce dynamisme réaffirmé doit permettre de nourrir la croissance du groupe, alors que le rythme tend à ralentir dans d’autres marchés, en Europe essentiellement. La croissance des revenus à périmètre constant est retombée à 4,8% au deuxième trimestre, contre 8,5% au cours des trois premiers mois de l’année, du fait des difficultés économiques des pays d’Europe du Sud, Espagne, Italie et Portugal. «La croissance organique du deuxième trimestre est plutôt en dessous du consensus (+5,5%). A cela s’ajoute une performance un peu moins bonne en Europe», commentent les analystes d’UBS. Au global, l’Europe affiche une croissance de 3,6% au premier semestre, contre 6,4% en Amérique du Nord.
Au final, le chiffre d’affaires semestriel d’Essilor a augmenté de 22,8% à 2,53 milliards d’euros. Sa marge opérationnelle ressort à 17,9%, acquisitions comprises, contre 18% un an plus tôt. Enfin, le bénéfice net s’inscrit en hausse de 16,4% à 300 millions. Le groupe confirme ses objectifs annuels avec en ligne de mire une progression des ventes comprise entre 12% et 15% hors change. La marge opérationnelle devrait se situer «autour de 18%», avant acquisitions stratégiques, a indiqué Hubert Sagnières. Elle était de 18,2% en 2011.
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