EnterNext veut inciter les sociétés innovantes à s’introduire en Bourse
Après avoir été à l’initiative du label Tech 40 et du programme de couverture en analyse financière par Morningstar, EnterNext mettra en place à partir de septembre 2015 un programme de formation aux marchés de capitaux destiné à 30 chefs d’entreprises européennes non cotées. Nommé «TechShare», ce dispositif qui sera reconduit chaque année cible «les sociétés à forte croissance actives dans les technologies numériques, les sciences de la vie et les éco-industries». Il vise à donner à ces dirigeants les outils nécessaires pour mieux comprendre le fonctionnement des marchés financiers, ce qui leur servira à préparer une possible introduction en Bourse (IPO) dans un délai d’environ deux ans.
«Depuis le début de cette année, 18 sociétés innovantes ont levé au total 600 millions d’euros en s’introduisant en Bourse sur Euronext», relève Eric Forest, PDG d’EnterNext. Il juge toutefois que le réservoir pour ce type d’opération est bien plus important, compte tenu du fait que ces jeunes entreprises «n’ont souvent pas d’accès à un financement par la dette». Ce nouveau programme, qui s’adresse à l’ensemble des pays d’Euronext, comprend pour la première promotion 50% d’entreprises françaises, le reste étant réparti à égalité entre la Belgique, les Pays-Bas et le Portugal.
L’accompagnement, gratuit pour ces entreprises, comporte trois volets. Le premier s’articule autour de deux campus académiques de deux jours chacun, à l’Ecole Polytechnique en septembre prochain et à HEC en mars 2016. Le deuxième est composé d’ateliers techniques organisés dans chaque pays, qui seront centrés sur les questions de valorisation, de communication financière ou de stratégie patrimoniale des dirigeants. Enfin, des sessions individuelles de coaching seront mises en place au niveau local avec des cabinets d’audit et de conseil, des avocats et des conseillers en communication.
De nombreux partenaires choisis pour leur expertise ont apporté leur contribution à ce programme dans chaque pays. En France, le processus de sélection, qui a abouti à retenir environ la moitié des entreprises candidates, a bénéficié de l’aide de l’Afic, l’AFPC (Pôles de compétitivité), Bpifrance, Croissance Plus, France Biotech et France Digitale. Dans la phase de formation, les quinze entreprises retenues –dont sept basées hors de la région parisienne– recevront les conseils de sept banques, deux cabinets d’avocats, deux cabinets d’audit et trois agences de communication financière.
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