Enel veut faire des efforts pour consolider son bilan
Après la période d’expansion, le temps est venu pour Enel de se pencher sur son bilan. C’est ce qu’il a mis en avant hier dans son plan à 2013 avec l’objectif de maintenir ses notes A-/A2. Trois axes de travail ont été dégagés. Le premier concerne les dépenses d’investissement. Sur 2009-2013, elles seront ramenées à 33 milliards d’euros, soit 12 milliards de moins que prévu auparavant.
Parallèlement, le groupe ambitionne de céder pour 10 milliards d’euros d’actifs : 7,6 milliards en 2009 et 2,4 milliards en 2010.
Enfin, le renforcement du bilan passera dès cette année par une augmentation de capital, garantie par trois banques et que l’Etat italien souscrira à hauteur de sa part. Sur le principe l’opération était anticipée, mais «le montant avancé de 8 milliards d’euros dépasse les attentes du marché (de 5 à 7 milliards)», précise Banca Akros.
Enel compte de cette façon parvenir à un désendettement progressif qui devrait le conduire en 2013 à une dette de 41 milliards pesant moins de 2,5 fois son Ebitda (voir graphe). L’italien devra donc dégager quelque 10 milliards d’euros pour alléger son bilan, soit 22 milliards en intégrant les 12 milliards à décaisser pour 25% d’Endesa. Outre les cessions et la levée de fonds, il espère ainsi une contribution de 4 milliards de son cash-flow libre. Si la baisse des investissements sera un soutien, les actionnaires seront aussi mis à contribution. Enel ne garantit plus un dividende d’au moins 0,49 euro, mais versera 60% de son résultat. Banca Akros note qu’en 2009 les montants alloués seront alors réduits de 20% et ajoute que «ce n’est qu’en 2013 que la distribution reviendra à un niveau de 3 milliards d’euros».
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