Ekinops fait un tour de capital-risque à la Bourse de Paris
La société qui perd de l’argent depuis sa création en 2003, et ne prévoit pas d’en gagner avant 2016, veut lever 9 millions d’euros sur Nyse Euronext
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Olivier Pinaud
La Bourse de Paris retrouve parfois des airs de «bulle TMT». N’ayant jamais dégagé de bénéfice depuis sa création en 2003, et financée par trois tours de capital-risque pour un montant total de 31,5 millions d’euros, Ekinops vise une entrée sur Nyse Euronext le 2 mai. L’émission d’un peu plus de 1,3 million d’actions nouvelles, à un prix compris entre 6,11 et 7,47 euros, doit lui permettre de lever entre 8 et 10 millions d’euros. Une somme indispensable pour financer ses besoins en trésorerie.
Selon les calculs de CM-CIC, l’une des deux banques en charge du placement avec Gilbert Dupont, l’activité et les investissements de la société devraient consommer 26 millions d’euros de cash-flows cumulés en trois ans. Or, d’ici là, même s’il est prévu de le quadrupler, le chiffre d’affaires d’Ekinops ne serait que de 41 millions d’euros pour un Ebitda encore légèrement négatif en 2015.
Créée par des anciens ingénieurs d’Alcatel, la société développe des équipements de télécoms optiques à 100 gigabits, dix fois plus rapides que ceux actuellement majoritairement déployés dans les réseaux des opérateurs à travers le monde. L’explosion du trafic de données va pousser les opérateurs à migrer vers le 100G dans les prochaines années. Le cabinet Ovum prévoit une croissance annuelle moyenne de 52% d’ici à 2017 pour ce type d’équipements. D’où les efforts d’Ekinops pour se positionner sur ce segment. 45% des fonds levés en Bourse serviront à étoffer la structure commerciale. Pour l’instant, compte tenu de sa taille, face aux géants Cisco, Huawei ou Alcatel-Lucent, Ekinops n’est référencé que chez des opérateurs de deuxième ou troisième rangs.
L’introduction sur Nyse Euronext, et non sur Alternext, doit offrir, selon Didier Brédy, le PDG d’Ekinops, «une plus grande visibilité» à la société. Et pour rassurer les investisseurs face aux risques de son modèle économique, ses actionnaires historiques (Ventech, Auriga, Odyssée Venture, Amundi Private Equity, OTC Asset Management et Siparex) se sont engagés à garantir la levée de fonds à hauteur de 4 millions d’euros. Ils ne céderont pas de titre avant un an. La réduction éventuelle du produit de l’offre, d’un quart au maximum, ne remettrait pas en cause ses projets, assure Ekinops.
En revanche, reconnaît-elle, cela accroîtrait la probabilité d’une levée de fonds complémentaire et en raccourcirait le délai de mise en œuvre.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
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La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable