Eiffage décroche le contrat de partenariat public-privé pour la ligne ferroviaire Bretagne-Pays de la Loire
Le groupe dirigé par Jean-François Roverato a triomphé de ses rivaux Vinci et Bouygues. Réseau Ferré de France a indiqué mardi avoir sélectionné Eiffage comme «attributaire pressenti» du contrat de partenariat public-privé pour la conception, la construction, la maintenance et le financement de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de Loire (BPL). Le chantier, dont l’achèvement est attendu à l’automne 2016, ajoutera 182 kilomètres de ligne nouvelle entre Connerré, dans la périphérie du Mans, et Rennes. Il représente selon l'équipe en charge du dossier à RFF «un premier pas dans la desserte du Grand Ouest» et l’un des plus importants chantiers d’infrastructures d’Europe pour les cinq années à venir.
D’une durée de 25 ans, ce contrat est évalué à 3,4 milliards d’euros. Selon RFF, l’offre formulée par Eiffage et analysée selon cinq critères (coût, robustesse financière, délai de réalisation, qualité technique et environnementale et recours aux PME) a répondu à ces objectifs financiers. L’enveloppe sera abondée de la manière suivante : 40% par RFF, soit un montant de 1,4 milliard d’euros environ, 30% par l’Etat et 30% par les collectivités (les régions Bretagne et Pays de la Loire, les départements du Finistère, du Morbihan, des Côtes-d’Armor, de l’Ille-et-Vilaine, ainsi que Rennes Métropole et le Pays de Saint-Malo).
Dans ce schéma, Eiffage aura la responsabilité d’avancer grâce à ses partenaires bancaires la contribution financière de l’Etat, soit quelque 1,1 milliard d’euros. Celle-ci lui sera remboursée sous formes d’annuités sur l’ensemble de la durée d’exploitation. Eiffage percevra également les participations des collectivités et de RFF en phase de construction. Puisqu’il s’agit d’un contrat de partenariat et non d’une concession (comme c'était le cas pour le contrat de la ligne Tours-Bordeaux remporté par Vinci), RFF prendra à son compte le risque commercial en percevant les recettes de péages et versera des loyers à Eiffage pour qu’il assure la maintenance et le renouvellement de la ligne. La variation de ces loyers dans une fenêtre encadrée en fonction d’une hausse ou d’une baisse du trafic est prévue au contrat. La signature devrait intervenir d’ici la fin du premier semestre. Le document sera ensuite soumis au Conseil d'État pour avis, puis validé par décret.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions reviennent avec confiance vers les actions
Les actions pèsent de nouveau la moitié du portefeuille du Panel Allocation. Ce regain s'opère au détriment de l’obligataire et du cash. -
Les gérants crédit continuent de miser sur le portage
Le Panel Crédit de L’Agefi reste prudent, compte tenu du niveau serré des spreads mais continue de jouer la classe d’actifs pour son rendement, soutenu par la hausse des taux. -
La Banque du Japon cherche le bon dosage de ses outils de politique monétaire
Pressée de remonter son taux directeur à cause du retour de l’inflation, la banque centrale japonaise pourrait modérer le rythme de ses rachats d’obligations pour en atténuer les effets.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : pour son premier meeting, Gabriel Attal promet « la force d’agir »
Devant près de 5 000 personnes, samedi 30 mai au Parc des Expositions, à Paris, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a évoqué la géopolitique, l’éducation ou encore l’IA. S’il souhaite percer dans cette campagne, il refuse d’appeler « adversaires » ses rivaux du socle commun, dont Edouard Philippe et Bruno Retailleau -
Edgar Morin, sociologue et philosophe de renom, est mort à l’âge de 104 ans
Figure médiatique, le philosophe Edgar Morin appartenait à une gauche moderne. Mort à 104 ans, vendredi 29 mai, il était considéré comme le dernier grand intellectuel français -
Frédéric Rose, ex-préfet des Yvelines, sera le nouveau directeur de cabinet d’Emmanuel Macron
Agé de 52 ans, Frédéric Rose va ainsi succéder à Georges-François Leclerc, en poste depuis octobre 2025 et qui a été nommé mercredi préfet d’Ile-de-France