EDF va prendre le contrôle d’Edison en limitant la sortie de cash
Après des mois de négociations, EDF a enfin trouvé un accord avec ses partenaires italiens pour le contrôle d’Edison. Le groupe d’électricité s’en sort relativement bien. Si des détails restent à régler, la structure de l’accord limite la sortie de cash à environ 800 millions d’euros. En face, les actionnaires italiens recevront essentiellement des actifs, ce qui leur évitera d’avoir à constater d’importantes moins-values compte tenu de la chute du cours d’Edison.
Les 61% du capital détenus par TdE, holding à parité entre EDF et Delmi, seront séparés en deux. Les actionnaires de Delmi (A2A, Iren et des financiers) recevront en échange des options de vente (puts) avec trois options: un quart des 30% payable en fonction de multiple d’Ebitda à un horizon de 3 ans; un quart cessible librement sur le marché au même horizon; enfin la moitié échangeable, à un an, contre des actifs d’Edens, la filiale d’énergies renouvelables d’Edison. Par ailleurs, A2A et Iren recevront les barrages hydrauliques d’Edipower en échange de leurs participations respectives de 20% et 10% au capital de cette filiale d’Edison. «Des discussions portent encore sur le montant de dette qui sera affecté à chaque actif», précise une source proche.
«EDF a longtemps résisté avant d’accepter de céder ces actifs, les plus beaux d’Edipower», indique cette source proche des négociations. Mais la signature de l’accord devenait urgente alors que les résultats d’Edison ne cessaient de se dégrader. «Le co-contrôle d’Edison n’était clairement pas une solution optimale. C’est donc une bonne chose qu’EDF devienne l’actionnaire de contrôle. D’autant que cela donnera au français le pilier gazier qui lui manquait», explique Alain Demarolle, fondateur d’Alura Capital Partners, Edison étant le numéro deux italien du gaz derrière Eni. EDF pourra aussi réintégrer Edipower alors que celle-ci avait tendance à concurrencer sa maison mère. EDF est conseillé par Morgan Stanley, tandis que Mediobanca épaule A2A et la Société Générale est du côté d’Iren.
EDF devrait lancer dans les prochains jours une offre sur les actionnaires minoritaires d’Edison, qui représentent environ 20% du capital. Le prix constituera le dernier sujet sensible du dossier. «Le principe de traitement égal de l’ensemble des actionnaires doit évidemment s’appliquer», indique Alain Demarolle. La question de la valeur actualisée des puts pourrait être au cœur du débat.
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