EDF un peu plus optimiste sur son ratio d’endettement

A l’annonce d’un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 4,6 %, le groupe a dit prévoir un endettement proche de 2,5 fois l’Ebitda cette année
Patrick Aussannaire

EDF a publié lundi un chiffre d’affaires «au-dessus des attentes» selon Raymond James, à 52,9 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, en hausse de 3,8% à périmètre et change constants, avec un effet favorable sur le change de 1,1 point et de périmètre de 4,6 points. Raymond James indique notamment «un très bon troisième trimestre», avec une croissance organique de 7,9% contre 2,1% au premier semestre.

Alors que le chiffre d’affaires des activités Internationales a progressé de 116,6% à 4,9 milliards d’euros grâce à la contribution de SPE en Belgique et à l’intégration des activités nucléaires de Constellation Energy Group, Thomas Piquemal, le directeur financier d’EDF, a déclaré que l’accord avec son homologue américain n’entraînerait aucune provision supplémentaire pour le groupe français. Le chiffre d’affaires en France est en progression de 5% à 26 milliards d’euros grâce à la hausse des tarifs en août dernier, alors qu’en Allemagne, il enregistre une hausse de 12,3% à 5,95 milliards d’euros, qui profite de la hausse des capacités de production d’EnBW acquises en début d’année auprès d’E.ON.

Après la cession de ses réseaux de distribution d'électricité britanniques, EDF a indiqué que son objectif de ratio dette nette / Ebitda 2010 était désormais «proche de 2,5», contre un objectif initial compris entre 2,5 et 3. CreditSights avait estimé que cette cession devrait permettre une réduction de la dette du groupe de 6,7 milliards d’euros, soit un montant supérieur aux 5 milliards d’objectifs affichés. L'électricien a confirmé qu’il visait pour 2010 une croissance organique de son Ebitda comprise entre 3% et 5%, ainsi qu’un dividende stable par rapport à 2009.

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