EDF lance un fonds d’investissement réservé aux «cleantech»

Ce fonds de 60 à 90 millions d’euros, dont 30 millions apportés par EDF, sera géré par Idinvest. Il accueillera une quinzaine de sociétés
Bruno de Roulhac
La tour EDF à La Défense. Photo: PHB/Agefi
La tour EDF à La Défense. Photo: PHB/Agefi  - 

EDF veut se donner les moyens de préparer l’avenir en lançant Electranova Capital, un fonds d’investissement spécialisé dans les start-up innovantes «cleantech». Ce fonds dédiés aux technologies respectueuses de l’environnement se fixe une capacité d’investissement minimale de 60 millions d’euros, pouvant monter jusqu’à 90 millions, confie Thomas Piquemal, directeur financier d’EDF. L’électricien, qui a fait appel à Idinvest pour que le fonds soit opérationnel rapidement, participe à hauteur de 30 millions, Allianz France s’est engagé pour 10 millions, tandis que des discussions «approfondies» sont en cours avec d’autres partenaires.

«Dans le second tour de table, nous trouverons un équilibre entre industriels, intéressés par l’innovation, et investisseurs institutionnels, d’autres assureurs ont manifesté leur intérêt, confie Christophe Bavière, directeur général d’Idinvest. Les tickets devraient être de 5 à 10 millions d’euros». Dans un contexte où les investisseurs sont particulièrement frileux, la caution d’EDF constitue un gage de confiance et d’encouragement.

«Pour un fonds de 90 millions, une quinzaine de sociétés seront choisies, avec des participations de 3 à 6 millions, poursuit Christophe Bavière. Nous réalisons actuellement les «due diligence» sur les sociétés cibles. La durée d’investissement sera de 4 à 5 ans en moyenne, avec un TRI net attendu au-dessus de 15%».

Une opération «gagnant/gagnant, souligne Bernard Salha, directeur de la R&D. EDF aura ainsi accès à de nouvelles technologies, un coup d’avance [sur ses concurrents], et permettra à des start-up de se développer».

La création de ce fonds de capital risque s’inscrit dans la stratégie R&D d’EDF. Le groupe se targue d’avoir le plus gros budget du secteur avec environ 500 millions d’euros par an, soit 0,8 à 0,9% du chiffre d’affaires et plus de 2.000 personnes.

Ce fonds complète le dispositif d’EDF, qui compte déjà Edev, regroupant les participations du groupe, avec notamment des participations minoritaires de quelques millions dans des sociétés en développement non cotées. Cette politique en matière d’innovation se traduit aussi à l’international par des prises de participations stratégiques dans des fonds «cleantech», notamment dans Chrysalix au Canada et Tsing Capital en Chine. «On ne s’interdit pas d’investir directement dans telle ou telle société», ajoute Thomas Piquemal.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...