EDF confirme son objectif d’Ebitda 2019 après une légère hausse au premier semestre
Le producteur d'énergie Electricité de France a confirmé vendredi son objectif d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) en 2019, après une hausse de ses résultats au premier semestre.
Au cours des six premiers mois de l’année, l’Ebitda de l'électricien a progressé de 3,5% en données publiées et de 0,1% en organique, pour atteindre 8,35 milliards d’euros. Au premier semestre, l’Ebitda a bénéficié de «conditions de marché favorables en France et d’une très forte performance d’EDF trading», a indiqué EDF dans un communiqué. «En revanche, il a été pénalisé par l’impact de l'évolution défavorable des indexations du TURPE 5 et par la hausse des charges de péréquation sur le segment des activités régulées en France et par la détérioration des conditions au Royaume-Uni», a expliqué EDF.
Le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 36,47 milliards d’euros au premier semestre, en augmentation de 4,3% en données publiées et de 3,7% à taux de change et périmètre constants. Le résultat net part du groupe a atteint 2,5 milliards d’euros, en hausse de 44,7%, tandis que le résultat net courant a reculé de 19,4%, à 1,4 milliard d’euros. Le résultat net courant exclut les éléments non récurrents, les variations nettes de juste valeur sur instruments dérivés énergie et matières premières, les activités de trading et les variations nettes de juste valeur de titres de dettes et de capitaux propres nets d’impôts.
Selon un consensus établi par Factset, les analystes anticipaient en moyenne un Ebitda de 8,23 milliards et un bénéfice net de 1,78 milliard d’euros.
Au premier semestre, la production d'électricité nucléaire en France s’est établie à 203,7 térawatt-heures (TWh), en hausse de 0,5% par rapport au premier semestre 2018. EDF continue de tabler sur une production de 395 TWh sur l’année 2019, contre 393,2 TWh en 2018. Au Royaume-Uni, la production nucléaire a baissé de 18,8% à 24,5 TWh.
La production d'énergies renouvelables du groupe a atteint 31,4 TWh, en baisse de 23,8%.
Pour l’ensemble de l’année 2019, EDF table sur un Ebitda compris entre 16 milliards et 16,7 milliards d’euros, en incluant l’impact de la norme comptable IFRS 16. EDF prévoit également une réduction de ses charges opérationnelles d’environ 1,1 milliard d’euros par rapport à 2015. EDF vise toujours un cash-flow hors Linky et Hinkley Point C supérieur à 600 millions d’euros.
Par ailleurs, EDF a prévenu que, suite à la décision de l’Autorité de sûreté nuclaire du 19 juin dernier concernant l’EPR de Flamanville, sa mise en service «ne peut être envisagée avant fin 2022». Le démarrage du réacteur nouvelle génération était précédemment prévu au premier trimestre 2020. EDF étudie trois scénarios de remise à niveau des soudures de traversée, et communiquera «dans les prochains mois sur les implications du scénario retenu en termes de planning et de coût».
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