Edenred revoit à la hausse son objectif de croissance organique à moyen terme

Le groupe français a détaillé hier aux investisseurs un plan «Inventer 2016» qui table sur une hausse de 8 à 14% par an du volume d’émission
Benoît Menou

C’est depuis New York, à l’occasion d’une journée de présentation aux investisseurs, qu’Edenred a dévoilé hier un relèvement de ses objectifs à moyen terme dans le cadre du plan stratégique «Inventer 2016». Le groupe français prévoit désormais que la croissance organique de son volume d’émission devrait être comprise entre 8 et 14% à moyen terme, contre une précédente estimation de 6 à 14%. Edenred prévoit dans ce contexte que plus de 75% de son volume d'émission passera au numérique d’ici fin 2016, contre plus de 70% prévus jusqu’ici à cet horizon et 56% annoncés à fin juin 2013.

L’inventeur du Ticket-Restaurant et leader mondial des services prépayés aux entreprises a en outre fait part dans ce cadre de «renforcement de la stratégie de croissance forte et durable» de son intention de s’implanter dans trois nouveaux pays dans les trois ans, par croissance organique ou par acquisition. En termes financiers, le groupe a confirmé son objectif de croissance organique de la marge brute d’autofinancement avant éléments non récurrents de plus de 10% par an.

Le PDG Jacques Stern veut croire que le relèvement de l’objectif du volume d’émission «témoigne de la solidité de notre cœur d’activité». 3 à 5% de la croissance organique visée, contre 2 à 5% précédemment, seront selon le groupe engrangés grâce à trois leviers au sein de marchés des avantages aux salariés présentant encore des potentiels de croissance significatifs: accroissement du marché potentiel, «en particulier dans les pays émergents», hausse des taux de pénétration, et augmentation des parts de marché grâce à une «différenciation des solutions» passant par le numérique. La hausse des taux de pénétration reste ainsi selon Edenred «un levier majeur de croissance» en Europe, notamment en France ou en Italie. Les solutions de gestion des frais professionnels devraient représenter plus de 20% du volume d’émission à horizon 2016 contre 10% à fin 2012, ajoute le groupe.

Edenred a pourtant annoncé il y a un mois que son résultat d’exploitation courant 2013 devrait se situer dans le bas de sa fourchette de prévision, soit entre 370 et 390 millions d’euros, en raison d’une dégradation des taux de change dans les pays émergents. Le groupe «maintient son objectif de notation Strong investment grade» passant par une répartition «équilibrée» du free cash flow entre dividende et acquisitions ciblées.

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