Edenred met le prix pour entrer sur le prometteur marché japonais des titres de services
Edenred se lance à la découverte du Japon. Le numéro un mondial des titres de services pour les salariés a acquis Barclay Vouchers, le seul acteur japonais de ce marché. La société a été payée à une valeur d’entreprise de 28 millions d’euros, soit 0,28 fois les volumes émis par Barclay Vouchers. Un prix relativement élevé. Au cours actuel, Edenred se traite environ 0,4 fois ses volumes et ses dernières acquisitions, en Roumanie ou en Italie, ont été réalisées entre 0,1 fois et 0,2 fois. Mais le pays est prometteur: le Japon compte 63 millions de salariés, le taux de pénétration de ce type de services n’est que de 1% et les entreprises bénéficient d’une incitation fiscale.
«L’effort commercial pour faire connaître l’avantage fiscal et développer le réseau de clients est énorme», reconnaissent les analystes d’Oddo. Mais selon eux, «Edenred semble se donner les moyens avec le transfert d’un top manager, Laurent Gachet, directeur financier Brésil, une zone où Edenred a fait preuve d’un dynamisme commercial optimal dans les années 2000 notamment auprès des PME». Ce n’est pas la première fois que le groupe se lance dans un pays quasiment à partir de zéro. Il a pris pied fin 2011 en Finlande avec l’objectif de faire de ces nouveaux marchés des relais de croissance dans les trois années à venir.
L’acquisition de Barclay Vouchers permet à Edenred d’ouvrir son 39e pays. Le groupe a pour objectif d’être présent dans 43 à 45 pays à fin 2016 avec un intérêt spécifique pour un développement en Asie-Pacifique. Actuellement, la zone représente moins de 3% des émissions totales de l’ancienne filiale d’Accor, derrière la France (17%), l’Europe (32%) et l’Amérique latine (48%).
Edenred se renforce d’ailleurs un peu plus en Amérique latine avec l’acquisition du brésilien Comprocard, un acteur local leader des titres alimentation dans l’Etat d’Espirito Santo, riche en PME du secteur pétrolier. Là encore, selon les analystes, le prix d’acquisition est élevé : 24 millions d’euros en valeur d’entreprise. Mais en prévoyant «un alignement des marges de la société sur les standards brésiliens d’Edenred, l’acquisition fait ressortir des multiples inférieurs à 8 fois l’excédent brut d’exploitation, ce qui demeure faible», calcule Oddo.
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