Edenred enregistre le premier grand mouvement sur son capital
Un an après son entrée en Bourse, Edenred – l’ancienne branche de services prépayés d’Accor – enregistre les premiers mouvements majeurs au sein de son capital. L’un de ses premiers actionnaires, South Eastern Asset Management, a demandé à Barclays Capital de placer sur le marché la totalité de sa participation de 8% du capital. Le fonds américain, qui détenait 6,55% du capital du groupe de services prépayés fin 2010, avait profité des derniers mois pour se renforcer.
De fait, le titre Edenred a réalisé l’un des meilleurs parcours du SBF 120 depuis le début de l’année, en hausse de près de 15%, tandis que l’indice que recule de près de 1%. Le calendrier parait d’autant plus opportun que le consensus FactSet n’attribue qu’un potentiel de 1% du titre à trois mois ! Depuis son entrée en Bourse le 2 juillet 2010 avec un cours de clôture de 14,80 euros, l’action Edenred a gagné 38%.Toutefois, le placement a été plus difficile que prévu. La fourchette initiale était de 20,30 à 20,60 euros, avant d’être abaissée de 20,30 à 20,40 euros, selon des sources de marché. Le placement de près de 18 millions d’actions au cours de 20,30 euros, soit 360 millions d’euros, a pesé hier sur le titre Edenred, qui a clôturé en recul de 5,69% à 20,37 euros.
South Eastern Asset Management était entré au capital d’Accor en 2008. Il se désengage progressivement aussi du groupe hôtelier, ne détenant plus que 4,92% du capital depuis la mi mars, contre 5,64% fin 2010.
Cette opération pourrait laisser augurer d’autres mouvements dans le capital. Parmi les gros actionnaires, figurent Franklin Resources avec 4,91% du capital à fin septembre 2010, Morgan Stanley Investment Management avec 8,83% des titres à fin 2010, et bien sûr le concert Colony-Eurazeo avec 27,38% du capital.
Toutefois, aux termes de leur pacte d’actionnaires, Colony Capital et Eurazeo se sont engagés à conserver leurs titres dans Edenred, comme dans Accor, jusqu’au 1er janvier 2012. Mais «afin de satisfaire les obligations fiduciaires de Colony vis-à-vis de ses investisseurs», la partie de sa participation portée par ColTime, pesant 5,9% du capital d’Edenred reste cessible, précise le document de base d’Edenred. Seuls 21,5% du capital sont effectivement bloqués. Contacté par L’Agefi, Colony Capital s’est refusé à dévoiler ses intentions.
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