Le groupe prévoit de racheter jusqu'à 3,75 milliards d’euros de titres sur 18 mois à un prix plafond de 50 euros l’unité
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Antoine Duroyon
Approuvé par l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires le 27 mars, le programme de rachat d’actions d’EADS portera sur un montant maximum de 3,75 milliards d’euros sur 18 mois. Les titres seront rachetés à un prix plafond de 50 euros par action. L’action EADS a clôturé hier en hausse de 3,56% à 41,11 euros. A ce cours de clôture, le montant de 3,75 milliards d’euros ne permettrait à EADS de racheter qu’un peu plus de 10% du capital, alors que le groupe s’est accordé une autorisation jusqu'à 15%. Depuis le 1er janvier, elle a bondi de presque 40%.
Ce programme sera financé grâce à la trésorerie disponible inscrite au bilan (12,3 milliards d’euros à fin 2012) et aura un impact relutif sur le résultat net par action. Citi, qui tablait sur un volume de rachat d’actions compris entre 9% et 12% du capital, estimait dans cette borne haute que l’impact serait positif de 10% à 11% sur le bénéfice par action en 2014 et en 2015. Il n’y aura en fin de compte pas de tranche réservée au groupe Lagardère, détenteur de 7,5% du capital, ou à un autre actionnaire. «Le programme de rachat pourra être réalisé par divers moyens, dont des achats sur le marché ou hors marché, ainsi que via des produits dérivés, en fonction des conditions de marché», souligne EADS dans un communiqué.
Outre Lagardère, plusieurs actionnaires sont sur les rangs pour céder du papier; c’est le cas de Daimler (à hauteur de 7,5% également), de l’Etat espagnol (à hauteur de 1%) ou encore de l’Etat français (à hauteur de 3% afin de revenir au niveau de l’Allemagne). De quoi représenter un risque pour l’action EADS et inciter le groupe à puiser dans sa trésorerie.
Par ailleurs, EADS a confirmé hier la nomination de Denis Ranque, patron de Thales jusqu’en 2009, au poste de président du conseil d’administration. Il remplace Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe éponyme, qui n’aura tenu cette fonction que 10 mois.
Symbole de cette remise en ordre actionnariale et de gouvernance, le groupe a enfin indiqué que la réorganisation des sièges, comprenant la création d’un siège opérationnel à Toulouse, était effective depuis lundi. Dans ce cadre, 116 collaborateurs basés à Paris et 75 autres à Munich rejoindront la «ville rose».
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