E.ON prévoit plus de 2 milliards d’euros de cessions supplémentaires d’ici à 2014
E.ON est bien parti pour atteindre son objectif de 20 milliards d’euros de cessions d’actifs défini voici moins de 2 ans. Le total des cessions déjà réalisées à fin 2012 s’élevait à 13,5 milliards, auxquels il faut ajouter 3,5 milliards d’euros de transactions signées qui devraient être finalisées avant la fin de ce mois. Le groupe allemand, qui présentait hier ses résultats détaillés pour l’exercice écoulé, table d’ici à 2014 sur «plus de 2 milliards de cessions supplémentaires», provenant de la vente de ses filiales régionales E.ON Westfalen Weser et E.ON Mitte et de sa participation dans la société d’enrichissement d’uranium Urenco.
Cette sortie d’Urenco fait suite à la décision prise par Berlin en janvier dernier d’autoriser E.ON et RWE à céder leur part dans cette société constituée voici plus de 40 ans. Les deux énergéticiens allemands contrôlent ensemble un tiers de son capital, les Pays-Bas et le Royaume-Uni se partageant le solde. Ce processus ouvrira la voie à un appel d’offres pour le deuxième producteur mondial de combustible nucléaire dont le Royaume-Uni va également se désengager.
Si E.ON a vu sa dette financière nette baisser de 18,5% à 14,7 milliards d’euros d’une année sur l’autre, sa dette nette économique est demeurée quasiment stable (-1,4% à 35,9 milliards) en raison d’une hausse marquée de ses engagements pour retraites. Il est à noter que les 5,5 milliards d’euros cumulés de cessions prévues en 2013 et 2014 représentent la quasi-totalité des échéances financières du groupe sur cette période. Sur une dette brute globale de 25,9 milliards à fin 2012, 80% provenait d’obligations libellées majoritairement en euros.
Le renforcement de sa structure de bilan devrait permettre à la «utility» allemande de consolider ses notes de crédit auprès des principales agences. Sa dette à long terme est actuellement notée «A-» chez S&P et «A3» chez Moody’s, assortie d’une perspective stable dans les deux cas.
Pour l’exercice 2013, le groupe confirme un excédent brut d’exploitation (Ebitda) récurrent compris entre 9,2 et 9,8 milliards d’euros, contre 10,8 milliards dégagés l’an dernier. Le président du directoire Johannes Teyssen a appelé les gouvernements européens à «soutenir les opérateurs de centrales à gaz afin d’éviter la fermeture de certains sites», dont la rentabilité a plongé suite au recul important des prix de gros de l’électricité.
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