De nouveau rentable, le Club Med reste prudent pour 2012
«En 2011, le Club Med est désormais structurellement rentable», s’est félicité Henri Giscard d’Estaing, le PDG du groupe de loisirs. Tous les indicateurs sont au vert sur son exercice clos fin octobre. Après deux ans de perte nette, le Club dégage un bénéfice net de 2 millions d’euros pour un résultat opérationnel courant (ROC) Villages de 61 millions (+48%) et un volume d’activité Villages de 1,46 milliard (+6,3%).
Le Club se targue aussi d’une structure financière renforcée avec une dette de 165 millions (-16%), un taux d’endettement de 32% et la prorogation pour deux ans (décembre 2014) d’une ligne de 100 millions d’euros à des conditions financières «améliorées».
Néanmoins, l’avenir se présente plus incertain, malgré des réservations en croissance de 3,8% pour la saison hiver, tirées par la zone Amérique (+10,2%). Des réservations «médiocres», mais qui «restent positives dans un contexte très difficile pour l’industrie, [confirmant] la qualité du business model», note Oddo. Le directeur financier du groupe, Michel Wolfovski, se dit «modérément optimiste» pour l’exercice en cours, tandis qu’Henri Giscard d’Estaing parle de 2012 «comme une année imprévisible». Sur les huit dernières semaines, les réservations ont reculé de 4,2% dont -8% en Europe.
Signe de cette prudence, le groupe ne confirme plus son objectif de marge d’Ebitda Villages de 10% en 2012, visant seulement plus de 9%, contre 8,9% en 2011. Kepler attend une marge de 9,3% et Gilbert Dupont de 9,8%. Quant à rémunérer les actionnaires, «on fera le point à l’assemblée générale pour un éventuel dividende en 2013», a précisé le directeur financier. Aucun dividende n’a été versé depuis 2000.
«Avec fin 2012, les deux tiers de ses villages sur le haut ou le très haut de gamme et 60% de sa distribution en direct, [le Club Med] sera prêt pour une nouvelle ère», ajoute Henri Giscard d’Estaing. Le groupe mise sur une internationalisation accrue. D’une part en gagnant des parts de marché sur les pays matures, comme le Royaume-Uni et l’Amérique. D’autre part, en se développant sur les marchés à forte croissance (Chine, Brésil, Russie, Corée du Sud, Argentine ou Afrique du Sud). Les clients de ces pays, près de 265.000, pèseront plus de 20% de la clientèle du Club dès l’an prochain. D’ici 2015, la Chine sera le deuxième marché du groupe avec 200.000 clients et 5 villages.
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