DCNS remporte le contrat géant de sous-marins australiens
L’Australie a annoncé aujourd’hui l’ouverture de négociations exclusives avec le constructeur naval militaire français DCNS, en vue d’un contrat évalué à 50 milliards de dollars australiens (34 milliards d’euros) pour la construction et la maintenance de 12 sous-marins. La part du contrat pour la filiale (à 35%) de l'équipementier Thales, préférée à l’allemand Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS) et à un consortium japonais, avoisine 8 milliards d’euros, ont précisé plusieurs sources à Reuters.
Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a précisé que les bâtiments destinés à remplacer des sous-marins australiens de la classe Collins seraient construits dans l’Etat d’Australie méridionale, un point fondamental pour les autorités avant des élections législatives anticipées le 2 juillet. DCNS va négocier entre mai et décembre le programme, qui comprend un plan industriel australien et un transfert de technologies, en vue d’un démarrage de la conception des sous-marins début 2017, a précisé à Reuters Marie-Pierre de Bailliencourt, directrice générale adjointe de DCNS.
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a assuré sur Europe 1 que le contrat apporterait « des milliers d’emplois en France », en particulier à Cherbourg (Manche) mais aussi en Bretagne (Lorient, Brest, Nantes). Thales est de son côté en lice pour le contrat d’intégration de ses systèmes dans les sous-marins de DCNS.
Le titre Thales s’est adjugé jusqu’à 3,9% ce matin peu après l’ouverture (à 79,23 euros), avant de redescendre quelque peu (+1,25% vers 11h20).
Plus d'articles du même thème
-
La rémunération fixe du nouveau DG de Seb est de 22 % supérieure à celle de son prédécesseur
Le fixe de Loïc Moutault est de 1,1 million d’euros, sous réserve du feu vert des actionnaires. Un effet inflationniste qui touche aussi la part variable, plafonnée à 150% du fixe. -
La production industrielle européenne a baissé en août
Pour le troisième mois consécutif, la production industrielle a baissé en zone euro comme dans l’Union européenne. Les pays les plus touchés sont la Belgique, l’Irlande et le Portugal. -
L'Etat va se renforcer au capital d'Eramet pour en devenir le premier actionnaire
A l'occasion d'une augmentation de capital de 500 millions d'euros, l'Etat va monter au capital d'Eramet à hauteur de sa participation et à hauteur de droits préférentiels de souscription acquis auprès de la holding de la famille Duval.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
VanEck a collecté plus de 13 milliards de dollars depuis le début de l’année pour sa gamme d’ETF Ucits
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
Contenu de nos partenaires
-
Mondovision« Un crépuscule sans fin » : le chaos du 17 octobre sidère la planète
Les scènes d'affrontements et de pillages, dans les rues de villes françaises, figurent à la une de la presse internationale. En Europe et en Amérique, des chefs d'États pointent la politique migratoire du pays -
LibertésMouvement lycéen : il faut des réponses claires
Face aux doléances des jeunes, la réponse n’est pas tant l’argent que l’ambition -
IdentitésLa dette française et le dilemme du prisonnier européen
Personne ne peut décider à la place de Paris, surtout pas l’Europe et la BCE qui rentreraient dans un jeu très dangereux. Et tout le monde sait que les institutions européennes ne peuvent se désintéresser du cas de l'Hexagone sous peine de risquer l’implosion