Dans une forme olympique, LVMH poursuit sa montée dans Hermès
Le secteur du luxe résiste aux incertitudes conjoncturelles. Après Hermès ou Burberry, LVMH en a encore apporté la preuve en publiant hier après clôture des résultats supérieurs aux attentes. Les ventes totalisent 10,29 milliards d’euros au premier semestre (+13% sur un an), dont 5,04 milliards au deuxième trimestre. Le panel Reuters tablait sur un chiffre d’affaires moyen de 10,21 milliards d’euros. La croissance organique s'établit à 15%.
Avec un résultat opérationnel courant de 2,22 milliards d’euros (+ 22%), la marge opérationnelle courante ressort à 22%, elle aussi au-dessus des prévisions. La division mode-maroquinerie (Louis Vuitton) reste la plus rentable du groupe avec une amélioration de la marge de près de cinq points. Deuxième contributeur aux revenus du groupe, le pôle distribution sélective (Sephora, DFS, Galleria) a vu ses ventes augmenter de 18%. L’activité montre et joailleries (Tag Heuer, Zenith, Chaumet), qui va intégrer l’italien Bulgari, s’inscrit dans une dynamique de forte croissance. Au premier semestre, les ventes ont gagné de 27% sur un an et le résultat opérationnel courant a bondi de 73%.
Le géant du luxe souligne la vigueur de la demande dans les pays émergents mais aussi, fait notable, dans les marchés plus matures (Etats-Unis, Europe). «Nous ne percevons aucun signe de ralentissement de nos marchés dans le monde», a souligné Jean-Jacques Guiony au cours d’une conférence téléphonique. Le directeur financier de LVMH a également indiqué ne pas anticiper de problèmes de capacité de production chez Louis Vuitton, grâce l’ouverture d’une nouvelle maroquinerie au printemps dans la Drôme.
Sur fond de dynamisme commercial, LVMH poursuit son ascension dans le capital d’Hermès, alors que le groupe détient toujours un contrat d’equity swap portant sur l’équivalent de plus de 200.000 actions Hermès. Le groupe de Bernard Arnault a indiqué hier avoir porté sa participation dans le sellier de luxe de 20,2% à 21,4%, à la suite d’une nouvelle refonte de fonds indiciels, liée au faible flottant du titre. L’opération a été conduite avant l’assemblée générale d’Hermès fin mai, au cours de laquelle les actionnaires ont donné leur feu vert à un programme de rachats d’actions. Entre le 7 juin et le 1er juillet, Hermès y avait consacré pas moins de 100 millions d’euros (lire L’Agefi du 20 juillet), entretenant la flambée du cours.
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