Danone mise sur le potentiel des marchés émergents grâce à Unimilk
Porté par ses perspectives 2011, Danone a rebondi hier de 3,33% à 45,41 euros. «Les guidances 2011 se démarquent très nettement de celles de ses pairs», relève Oddo. Bien qu’il table sur une hausse de 6 à 9% des coûts des matières premières et d’emballage cette année, le groupe anticipe une croissance d’environ 20 points de base, en comparable, de sa marge opérationnelle courante, ressortie à 15,16% l’an dernier, contre 15,31% en 2009. Cette progression de 20 points de base, «en ligne avec nos attentes, générera une baisse de la marge opérationnelle à données publiées de 50 points de base», selon les estimations d’Oddo. Pour sa part, CA Cheuvreux attend une amélioration de 24 points de base, 10 points au titre de Danone et 14 points provenant d’Unimilk, la coentreprise de Danone en Russie dans les produits laitiers frais, effective depuis le 1er décembre dernier.
Toutefois, Danone prévient que la marge du premier semestre sera «en léger recul» par rapport aux 15,30% enregistrés un an plus tôt. La progression se matérialisera au second semestre, principalement grâce aux synergies d’Unimilk. Danone attend un gain de 200 points de base sur la marge sur 4 ans grâce aux synergies de coûts, tandis que les synergies de revenus devraient se traduire par 10% de chiffre d’affaires additionnel sur 3 ans.
Avec cette coentreprise, Danone accentue nettement son exposition aux marchés émergents, qui pèsent désormais 49% de ses ventes, contre 30% en 2000. Parallèlement, la part de l’Europe occidentale est tombée de 58% à 39%. La France et la Russie deviennent désormais les premiers contributeurs au chiffre d’affaires avec tous deux une part de 11%.
Pour 2011, Danone attend un chiffre d’affaires en hausse de 6 à 8% en comparables, alors que le consensus anticipait jusque-là une hausse de 6,7%, après une croissance de 6,9% en 2010 à 17 milliards d’euros. Le cash-flow libre devrait tendre vers l’objectif de 2 milliards pour 2012, après une hausse de 20% à 1,7 milliard l’an dernier.
Le groupe poursuit sa politique actionnariale, et envisage de procéder à de nouveaux rachats d’actions au premier semestre dans la limite de 500 millions d’euros, après avoir presque finalisé une tranche de 500 millions. Le dividende de 1,30 euro, en hausse de 8,3% – en ligne avec la hausse de 8,6% du bénéfice net courant ajusté par action 2010 à 2,71 euros – offre actuellement un rendement de 2,8%.
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