CS prépare une augmentation de capital pour assurer son redressement
CS (Communication & Systèmes) n’échappera pas à une augmentation de capital. En phase de redressement après quatre années de pertes consécutives, et malgré le projet de cession bien avancé de sa filiale dans les transports, la société de services informatiques et technologiques doit encore renforcer ses fonds propres. «Des discussions exploratoires ont été engagées en vue d’une augmentation de capital, plutôt qu’un adossement à un acteur industriel», indique à L’Agefi, Laurent Giovachini, le PDG de la société.
Les modalités de l’opération n’ont pas encore été arrêtées, assure le dirigeant. Selon lui le groupe n’est pas dans une situation d’urgence, alors que le retour au bénéfice net constaté au premier semestre 2012 devrait se confirmer à la fin de l’exercice. Mais la situation reste tendue. Fin juin, les fonds propres s’élevaient à 13,8 millions d’euros pour 25,7 millions d’euros de dettes. L’opération de recapitalisation pourrait être lancée d’ici la fin de l’année. Initialement, au total, le groupe espérait renforcer ses fonds propres d’une quinzaine de millions d’euros.
En attendant cette levée de fonds, la probable cession de la division transports au concessionnaire autoroutier Sanef, filiale française du groupe espagnol Abertis, redonnera une vraie bouffée d’air à CS. «Les discussions sont bien engagées et nous espérons aboutir avant la date butoir du 31 octobre prochain», précise Laurent Giovachini, sans vouloir dévoiler le montant de l’opération. Cette division, la plus rentable de la société, a généré 19,9 millions d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre, avec une marge opérationnelle de 4,6%.
Selon le PDG de CS, la cession de cette activité rentable ne remet pas en cause le redressement du groupe. «La marge des autres activités a été alignée sur celle de la division transports», explique-t-il. La marge opérationnelle, hors transports, est remontée à 4,1% alors qu’elle était négative de 2% au premier semestre 2011. Mais dans un contexte de marché encore très fragile, encore plus dans les secteurs de prédilection de la SSII, défense ou aéronautique, dépendants des crédits publics, le groupe a besoin de consolider son redressement. Les fonds levés permettraient ainsi de financer quelques acquisitions ciblées afin de redynamiser le chiffre d’affaires.
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