AccueilNewsEntreprises
Concurrence : les avocats jugent le projet de non-contestation des griefs trop contraignant
Concurrence : les avocats jugent le projet de non-contestation des griefs trop contraignant
L’exigence d’une coopération avec l’Autorité de la concurrence outrepasse les dispositions de la loi en allant au-delà de la simple abstention
Publié le
Yves-Marc Le Reour
L'autorité de la concurrence.
-
Photo PHB/Agefi
Lancée mi-octobre, la consultation publique de l’Autorité de la concurrence sur la procédure de non-contestation des griefs et les programmes de conformité, qui s’est terminée le 14 décembre dernier, a suscité au total 22 réponses émanant de l’ensemble des parties prenantes. L’association des avocats pratiquant le droit de la concurrence (APDC), qui vient de faire part de ses observations, estime à propos de la non-contestation des griefs que l’exigence d’une coopération avec l’Autorité «outrepasse les dispositions de la loi en allant au-delà de la simple abstention».
Elle considère également que le caractère différent et complémentaire des procédures de clémence et de non-contestation rend possible leur mise en œuvre cumulative, ce qui serait utile pour une entreprise qui ne peut bénéficier que d’une clémence de second ou de troisième rang. Si le projet de communiqué la refuse par principe, cette pratique vient d’être partiellement admise par l’Autorité dans sa récente décision sur les fabricants de lessives.
Outre ces aspects jugés trop contraignants, le projet omet de traiter la question spécifique de la non-contestation des griefs dans le cadre d’un groupe d’entreprises et les problèmes de responsabilité qui en découlent, «ce qui est susceptible d’avoir des conséquences parexemple en cas de réitération», commente Mélanie Thill-Tayara, associée au cabinet Norton Rose. De plus, elle relève que «l’Autorité de la concurrence devrait permettre une réduction de l’amende en valeur absolue et pas seulement en pourcentage».
Quant au document consacré aux programmes de conformité, l’APDC considère que l’orientation générale du projet est susceptible d’être «contre-productive au regard des objectifs proclamés». Les cinq composantes minimales devant figurer dans un programme jugé efficace par l’Autorité (engagement des organes de direction, nomination d’un responsable, formation des salariés, mise en place de dispositifs d’alerte et de suivi) sont notamment jugées trop rigides «en raison des surcoûts occasionnés ou encore des problèmes que cela entraîne sur le droit du travail et la protection des données privées», sans parler des problèmes que cela peut poser aux PME. La prochaine étape devrait être la publication par l’Autorité, courant février, des textes définitifs sur ces 2 projets.
Son mandat de président de la Fed se termine ce vendredi 15 mai. Il aura fait l’objet de critiques sur son biais plus «accommodant» en 2021. Des critiques cependant plus faciles a posteriori au vu de la complexité des chocs exceptionnels auxquels il a été confronté depuis 2020. Et que le banquier central a réussi à piloter en évitant les récessions.
Le Pentagone a signé des accords avec huit géants de la tech pour utiliser leurs modèles d'intelligence artificielle à des fins militaires. La mise au service de l'IA pour la guerre n’est plus un tabou pour les firmes de la Silicon Valley.
Après Alphabet, Amazon vient de boucler sa première émission en franc suisse. C'est un marché très domestique, en croissance, offrant une bonne liquidité, une diversification et de faibles coûts de financement.
Wes Streeting, qui pourrait devenir un concurrent de Keir Starmer à la direction du Labour pour pouvoir ravir Downing Street, a annoncé sa démission du gouvernement, jeudi 14 mai
Dans le détail, les 26 personnes se composent de quatre passagers du MV Hondius et de 22 cas contacts de la passagère néerlandaise du paquebot, décédée des suites d’une infection. Reste une Française de plus de 65 ans, positive au virus, qui est toujours en réanimation
Il ne reste plus à Kevin Warsh, candidat de Donald Trump, que de prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Il devrait présider sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin