Compagnie des Alpes a du mal à rentabiliser ses investissements récents
Fortement tributaire des conditions d’enneigement en tant qu’exploitant de domaines skiables, Compagnie des Alpes (CDA) fait également face à un contexte économique peu propice à la rentabilisation rapide de ses investissements dans les parcs de loisirs. Grâce à une bonne maîtrise des charges, le groupe français est parvenu dans son premier métier à stabiliser à périmètre comparable sa marge d’exploitation (18,2% contre 18,1%) sur l’exercice finissant au 30 septembre 2011.
En revanche, les pertes d’exploitation préalables à la cession de sept sites début 2011 et «les coûts d’exploitation spécifiques engagés dans le cadre de la relance de la marque Walibi» ont entraîné une chute de 390 points de base à 2,8% de la marge des parcs de loisirs dont l’activité a reculé de 4% sur les mois d’été à périmètre comparable. Le développement des activités de conseil et d’assistance sur des projets à l’international a par ailleurs engendré des pertes d’exploitation qui ont plus que doublé en rythme annuel à 7,6 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 1,5 million.
Si le cash-flow d’exploitation a bien résisté (-3,1% à 129,5 millions), la hausse des investissements dans les parcs de loisirs a pesé sur le cash-flow libre annuel en repli de plus de 60% à 14,8 millions. Le ratio d’endettement net sur excédent brut d’exploitation atteint 2,26 (contre 1,98 l’an dernier), un niveau «supérieur à nos attentes», souligne-t-on chez Oddo Securities. Le directeur financier Franck Silvent maintient son objectif de retour sur capitaux engagés (ROCE) de 6,5 à 7% à moyen terme «hors aléas conjoncturels», bien que le ROCE soit passé de 5,1% à 4,2% d’une année sur l’autre.
Le groupe proposera un dividende en baisse de 15% à 0,85 euro par action au titre de l’exercice écoulé. Pour l’année en cours, le PDG Dominique Marcel souligne de «très bonnes performances des parcs de loisirs sur la Toussaint» et «un calendrier un peu plus favorable en termes de jours fériés». L’orientation de l’activité semble néanmoins incertaine dans un environnement marqué par «la célébration du 20e anniversaire d’EuroDisney à partir du mois d’avril», ce qui pourrait concurrencer le 25e anniversaire du Futuroscope contrôlé par CDA, estiment les analystes de Gilbert-Dupont qui n’excluent pas des surcoûts sur cette activité.
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