Cegedim va refinancer 58% de sa dette grâce à une nouvelle levée obligataire
En lançant vendredi un nouvel emprunt obligataire senior de 300 millions d’euros à échéance 2020, Cegedim s’apprête à repousser de 5 ans la maturité de 58% de sa dette financière. Le produit net de cette offre sera en effet utilisé en priorité au rachat de sa souche obligataire à 7% émise fin juillet 2010, dont 280 millions d’euros, exigibles en 2015, restent en circulation à ce jour sur un montant initial de 300 millions. Cette tombée obligataire constituait jusqu’ici la principale échéance financière de l’éditeur de logiciels et de services spécialisé dans la santé, dont la dette brute s’élevait à 519 millions d’euros à fin 2012.
Annoncée la veille, l’offre de rachat de la souche 2015 expire normalement le 13 mars prochain. Le montant en numéraire versé en contrepartie aux porteurs obligataires éligibles «sera égal à 108%, soit 54.000 euros par tranche de 50.000 euros d’obligations en principal», avec les intérêts accrus et non échus jusqu'à la date de paiement prévue le 21 mars. Ce rachat a pour objectif «de gérer de façon proactive le profil de la dette de Cegedim au regard des conditions de marché actuelles», précise le groupe.
Si le produit de sa levée obligataire excède le prix de rachat des obligations existantes apportées à l’offre, Cegedim indique qu’il remboursera par anticipation une partie de son prêt à terme qui totalise 140 millions d’euros, dont 40 millions par an exigibles d’ici à 2015 et le solde en 2016.
Le reliquat servira le cas échéant à ses besoins généraux, incluant «le remboursement des tirages sur son crédit revolving et de facilités bancaires, dans cet ordre de priorité». Au 31 décembre, ce crédit revolving était tiré à hauteur de 30 millions d’euros sur un montant confirmé de 80 millions, tandis que 21 millions d’euros sur un total de 38 millions étaient tirés au titre des autres facilités bancaires. Noté «B» avec une perspective stable par S&P, le groupe respectait à cette date l’ensemble de ses covenants bancaires, allégés à l’automne dernier.
Suite à cette émission obligataire, la seule source de financement externe de Cegedim qui devrait rester inchangée est donc le prêt d’actionnaire de 45 millions d’euros, à échéance 2016, accordé par la famille Labrune. Celle-ci contrôle 52,6% du capital, contre 15% pour le Fonds stratégique d’investissement (FSI), son deuxième actionnaire.
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