Cegedim a restructuré sa dette sans renoncer aux acquisitions l’an dernier
Spécialisé dans les logiciels et services dans le domaine de la santé, Cegedim est revenu hier, à l’occasion d’une présentation détaillée de ses activités aux investisseurs, sur une année 2010 caractérisée sur le plan financier par une émission obligataire de 300 millions d’euros réalisée en juillet et par une croissance externe significative (cinq acquisitions stratégiques pour un montant total dépassant les 60 millions d’euros, voir graphique).
Notée BB+ par Standard & Poor’s, l’émission à 5 ans comportant un coupon à taux fixe de 7% a été placée à 70% auprès d’investisseurs étrangers. Elle a permis à l’entreprise de refinancer et de diversifier un endettement d’origine bancaire qui s’élevait en montant brut à 586 millions d’euros au 30 juin dernier. Alors que 45% de ses échéances de remboursement portait sur l’exercice 2012 avant cette opération, plus de 70% de sa dette a désormais une maturité supérieure à 3 ans. La proportion de la dette à taux fixe ou faisant l’objet d’une couverture est passée de 67% à 86% du total.
Le groupe prévoit une croissance organique de 2% en 2011, mais il précise que les acquisitions réalisées devraient conduire à une hausse de 4% du chiffre d’affaires avec un résultat d’exploitation «légèrement supérieur à celui de 2010». Pour l’année écoulée, il a confirmé en novembre dernier son objectif d’un chiffre d’affaires légèrement inférieur à 920 millions d’euros, accompagné d’un résultat d’exploitation courant «similaire» aux 111,5 millions dégagés en 2009.
Si le FSI a pris 15% du capital à l’occasion d’un appel au marché fin 2009, Financière Cegedim, holding familiale du PDG-fondateur Jean-Claude Labrune, contrôle 52,3% du capital. Le flottant est d’autant plus limité qu’Alliance Healthcare France détient également 9% des titres.
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