Casino négocie au mieux sa sortie du Venezuela
Casino solde définitivement ses activités vénézuéliennes. Pudiquement, le distributeur stéphanois a annoncé vendredi la signature d’un «accord de partenariat stratégique» avec la république bolivarienne du Venezuela, alors qu’il s’agit en réalité du versement de l’indemnisation après la nationalisation de ses supermarchés vénézuéliens en début d’année.
L’Etat vénézuélien acquiert 80,1% de Cativen pour 690 millions de dollars (522 millions d’euros). Un prix bien plus élevé qu’attendu ! Début septembre, le président Chavez avait annoncé qu’il versait 600 millions de dollars aux actionnaires de la chaîne de supermarchés.
Le prix payé par le gouvernement vénézuélien «fait ressortir une valorisation (861millions de dollars ou 645 millions d’euros à 100%) très élevée pour Cativen correspondant à 82% des ventes 2009 (787 millions d’euros) pour une société très peu rentable, avec une marge d’exploitation (Ebit) 2009 de 0,7% , soit une contribution à l’Ebit de Casino de 6 millions d’euros seulement en 2009) », note Oddo Securities.
Casino détient 66% de sa filiale vénézuélienne Cativen, qui exploite 6 hypermarchés Exito et 35 supermarchés Cada. Les autres actionnaires de Cativen cèdent la totalité de leur participation, tandis que Casino conserve 19,9% du capital «afin de continuer à apporter un soutien opérationnel».
En contrepartie de la cession de sa participation dans Cativen et du recouvrement d’environ 265 millions de dollars d’encours de créances intragroupes, Casino percevra 622,5 millions de dollars (471 millions d’euros).
Dès la finalisation «imminente» de cette transaction, Casino recevra 60% de ce montant, dont 20% en espèces et 40% en deux billets à ordre, libellés en dollars et d’un montant équivalent, à échéance 30 novembre 2010 et 30 novembre 2011. Le versement des 40% restants en numéraire sera échelonné jusqu’en février 2011.
Cette opération est relutive de 10 millions d’euros sur le résultat net, soit 1 euro par action, relève Oddo. D’ailleurs, le titre a rebondi vendredi de 1,26% à 70,58 euros, un plus haut de deux ans.
Par cet accord, Casino boucle son plan de cession de 1 milliard d’euros prévus pour la période 2009-2010. Avec Cativen, le montant atteint serait de 1,165 milliard d’euros, selon Oddo.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed voudra commencer à préparer l’avenir
La réunion du dernier FOMC puis la dernière conférence de presse présidées par Jerome Powell seront scrutées de près mercredi. Moins pour la décision d’un très probable statu quo que pour les messages qui en ressortiront sur le positionnement plus ou moins restrictif de la Fed avant l’arrivée de Kevin Warsh. -
Bercy ajoute le Vietnam à la liste des Etats non coopératifs en matière fiscale
A contrario, les Fidji, les Samoa et Trinité-et-Tobago quittent cette liste. -
Sassan Golshani et Quentin d'Everlange de Bellevue lancent leur propre structure
Les deux anciens de la plateforme dédiée aux marchés privés Peqan ont créé Stella dans le but d'accompagner des gérants de private equity dans la structuration de leur offre auprès d'une clientèle d'investisseurs particuliers.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
Contenu de nos partenaires
-
Copier-CollerPFAS : à la traîne en matière de restrictions, le Royaume-Uni pourrait s’inspirer de la France
Il existe jusqu’à 1 500 sites au Royaume-Uni où des niveaux de PFAS supérieurs au maximum recommandé sont détectés -
BrainstormingLa France en quête de nouvelles recettes fiscales pour financer le prochain budget européen
Les Vingt-Sept tentent de résoudre la quadrature du cercle de la trajectoire financière pour la période 2028-2034 -
Langage« Dingue », « mabouls », « bordel »... Emmanuel Macron se lâche
Lors d'un déplacement en Ariège, le président de la République utilise les mots de la colère pour dire que la France a parfois besoin de ressortissants étrangers pour ses services publics