Casino fait moins bien que Carrefour dans les hypermarchés en France

Porté par l’intégration de Monoprix et de GPA au Brésil, le distributeur espère stabiliser le trafic dans ses hypers en France fin 2013
La rédaction

Casino a vu ses résultats semestriels gonflés par le Brésil et par l’intégration de Monoprix en France, où le groupe reste à la peine. Le résultat opérationnel du distributeur stéphanois a grimpé de 52% à 969 millions d’euros au premier semestre, un chiffre supérieur au consensus Thomson Reuters de 923 millions. A périmètre et changes constants, l’opérationnel limite sa progression à 0,9%, sauvé par une hausse de 8,2% pour les activités au Brésil, en Colombie ou en Thaïlande, qui a compensé une chute de 10,6% en France.

Dans un contexte économique difficile, le PDG du groupe Jean-Charles Naouri s’est dit confiant dans la capacité de Casino à stabiliser le trafic dans ses hypermarchés et supermarchés en France d’ici à fin 2013. Il s’est aussi montré optimiste sur les perspectives de croissance au Brésil, où la consommation reste selon lui solide et n’a pas ralenti au deuxième trimestre. Grâce à l’international qui pèse pour 60% de ses ventes, Casino améliore sa marge à 4,1% sur le semestre et l’intégration de Monoprix permet sa stabilisation en France à 2,8%.

La dynamique des ventes est restée positive (+2,8% en données organiques) à 23,8 milliards d’euros, avec une progression de 3% sur le seul deuxième trimestre, permise par l’international (+9,7%). A l’inverse, touché par les baisses de prix entamées à la fin 2012 pour reconquérir des parts de marché, Casino a vu ses ventes en France reculer de 3,3% en comparable sur le trimestre. Le groupe fait nettement moins bien que Carrefour, qui a limité à 1,1% le recul de ses hypermarchés et celui de l’ensemble de ses formats. Mais le rythme de baisse dans les hypermarchés s’est légèrement ralenti (-7,9% hors effets calendaires après une chute de 11,5% au premier trimestre) et Jean-Charles Naouri s’est dit confiant dans la capacité du groupe à «retrouver des niveaux positifs en trafic et en volume» dans les rayons alimentaires d’ici à la fin de l’année.

Sur l’ensemble de 2013, le directeur financier Antoine Giscard d’Estaing s’est dit «à l’aise» avec le consensus ciblant un résultat opérationnel de 2,35 milliards d’euros. Malgré une dette qui atteint 8,8 milliards d’euros, après les opérations GPA et Monoprix, Casino pense aussi atteindre son objectif d’un ratio de dette nette/Ebitda inférieur à 2 fois fin 2013. Il compte sur des cessions d’actifs, qu’il n’a pas voulu chiffrer, et sur sa génération de cash flow du deuxième semestre.

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