Casino continue de muscler ses filiales dans les pays en croissance
Après avoir renforcé ses positions en Amérique du Sud, Casino se donne maintenant les moyens de croître en Asie. Big C Thaïlande, filiale à 63,2% du distributeur, lance une augmentation de capital de 25 milliards de baths thaïlandais (environ 595 millions d’euros).
Cette opération sera destinée en priorité au remboursement de la dette d’acquisition des actifs de Carrefour en Thaïlande. En novembre 2010, Casino avait repris les 42 magasins et 37 galeries marchandes de Carrefour pour 35,5 milliards de baths (868 millions d’euros à l’époque). Casino avait alors précisé que la transaction «sera financée par la trésorerie de Big C et par endettement». Alors que cette dette doit être prochainement refinancée, le groupe semble avoir opté pour la solution la moins onéreuse, l’appel au marché, alors que les taux ont augmenté depuis le début de l’année. Lors de l’acquisition, Casino avait évoqué un coût de financement de l’ordre de 4,5%.
Ce changement de mode de financement a pris de cours les investisseurs qui ont vendu leurs titres hier, entraînant une chute de près de 13% de l’action Big C à Bangkok, n’ayant probablement pas l’intention d’apporter leurs titres et ne voulant pas se faire diluer.
Les fonds apportés permettront également d’asseoir la position de co-leadership (avec Tesco) de Big C en Thaïlande, tant en croissance organique que par des acquisitions dans le pays ou dans la région, explique Casino. Au troisième trimestre, l’activité de Casino en Asie a affiché la plus forte croissance organique du groupe, en hausse de 15,3% après 10,9% au premier semestre.
Soumise au vote des actionnaires le 17 novembre prochain, l’augmentation de capital, coordonnée par Credit Suisse avec BNP Paribas, CLSA et Deutsche Bank en chefs de file, devrait se dérouler au cours du mois de décembre. Le conseil de Big C a déjà approuvé à l’unanimité cette opération. Casino a prévu d’y souscrire à hauteur de sa participation, soit près de 380 millions d’euros à injecter. «L’impact de cette opération financière aura in fine un effet positif sur l’endettement net du groupe de 220 millions d’euros, casino consolidant 100% de Big C et donc 100% de l’augmentation de capital», rappelle l’analyse crédit de Natixis. Une opération qui participe à l’obtention de l’objectif d’un ratio d’endettement (dette nette sur Ebitda) inférieur à 2,2 fin 2011 «mais les investisseurs attendaient plutôt des cessions», souligne CM-CIC.
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