Casino a renoué avec la croissance organique en France

Le distributeur a fait état d’une progression de 2,7 % de ses ventes (hors essence) au quatrième trimestre, après un recul de 0,1 % sur neuf mois
Antoine Duroyon

Très agressif au début de l’exercice 2010 sur sa politique de prix, ce qui a pesé sur ses marges, Casino a récolté les fruits de cet effort en fin d’année. Le distributeur français a publié hier soir après-clôture une croissance de 2,7% de ses ventes (hors essence) dans l’Hexagone, soulignant «l’efficacité des initiatives commerciales mises en œuvre chez Leader Price et Géant». Très attendus, les chiffres des hypermarchés Géant ont montré une amélioration des ventes en alimentaire (-0,6%) par rapport au trimestre précédent (-3,5%).

La confirmation du redressement de Leader Price figure également au rendez-vous (+5,6% à magasins comparables contre +1,1% au troisième trimestre). La direction avait présenté ce chantier comme l’un des objectifs clés de 2010. Sur l’ensemble de l’exercice, l’enseigne discount accuse un recul de 1,4% de ses ventes. Celles du format de proximité Monoprix restent dynamiques (+2,2%), «portées par la bonne performance des ventes en alimentaire», indique le groupe.

A l’international, Casino n’a pas flanché. La croissance organique ressort à deux chiffres (+12,6% à taux de change et périmètre constants). Le Brésil et la Colombie ont soutenu les bonnes performances de l’Amérique latine (+14,3% en organique). En Asie, la croissance s’est fortifiée (+10,5% contre +6,2% au troisième trimestre), «traduisant la poursuite d’une croissance soutenue à magasins comparables et l’accélération de l’expansion».

Au bout du compte, les ventes totales du groupe ressortent en hausse de 13,4% (+7% en organique et +6,3% hors essence), à 8,3 milliards d’euros. Pour l’exercice écoulé, le directeur financier du groupe, Antoine Giscard d’Estaing, s’est déclaré «confiant» quant à la réalisation d’un objectif de résultat opérationnel courant d’environ 1,29 milliard d’euros, hors Casas Bahia et après reclassement fiscal d’une partie de la taxe professionnelle (1,23 milliard d’euros hors reclassement). Pour l’exercice en cours, le dirigeant a précisé que le groupe n’avait pas l’intention de se livrer à une guerre des prix au détriment des marges. «Nous voulons surveiller étroitement l'équilibre entre l'évolution du chiffre d’affaires et la rentabilité», a-t-il affirmé.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...