Carrefour rassure le marché avec le redressement des hypermarchés français

Le distributeur fait largement mieux que Casino en France. Toutefois, les ventes de Carrefour en Europe et en Asie continuent à se dégrader
Bruno de Roulhac
Photo: PHB
Photo: PHB  - 

La confiance de Carrefour sur le consensus de résultats 2012 et la forte amélioration des hypermarchés en France ont été saluées par un rebond de 6,11% de l’action à 20,50 euros hier. Toutefois, à en croire le consensus Bloomberg, le titre ne dispose plus de potentiel d’appréciation, avec un objectif de 21 euros.

Le chiffre d’affaires du distributeur au quatrième trimestre de 22,85 milliards d’euros (+0,8%) est ressorti en dessous des 23 milliards attendus par le consensus. Mais en se déclarant «confortable» avec le consensus médian de résultat opérationnel courant à 2,07 milliards d’euros (2,18 milliards en 2011), Carrefour a rassuré les analystes.

Sur le quatrième trimestre 2012, les ventes des hypermarchés à magasins comparables et hors essence n’ont reculé que de 2% (après -3,3% au deuxième trimestre et -5,7% au deuxième trimestre) à 6 milliards d’euros (26,4% des ventes du groupe), alors que celles de Casino ont chuté de 10,5%. «Les hypermarchés représentent le gisement le plus important en termes d’amélioration de la rentabilité», rappelle Aurel BGC. Et «l’image prix de Carrefour continue lentement mais sûrement de s’améliorer», a déclaré Pierre-Jean Sivignon, directeur financier de Carrefour.

Une vraie satisfaction pour Noël Prioux, en charge du redressement du pôle France depuis juin 2011. D’autant que pour la première fois depuis plus de deux ans les ventes alimentaires (80% du chiffre d’affaires hors essence) sont en croissance, alors qu’elles reculent de 7,6% dans les hypermarchés Géant Casino. En revanche, le non-alimentaire continue à souffrir, particulièrement l’électronique.

Les ventes des supermarchés français parviennent même à croître de 0,1% en comparable, hors essence, tandis qu’elles ont reculé de 7% chez Casino. Cependant, « notre principale source d’inquiétude à court terme, ce sont les dépenses de consommation en France, compte tenu de l’impact négatif attendu des mesures d’austérité et la hausse du taux de chômage», note CA Cheuvreux.

Ces bonnes nouvelles ne doivent pas cacher la détérioration de l’activité en Europe (hors France), avec une baisse de 3,9% des ventes en comparable, contre -3,3% au troisième trimestre, toujours pénalisées par l’Espagne (-6,5%) et l’Italie (-6,3%); et en Asie avec un recul de 3,9% contre -3,1% au trimestre précédent. En revanche, l’Amérique latine se maintient sur un niveau à deux chiffres (+11,2%), en accélération par rapport aux +10,1% du troisième trimestre.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...