Carrefour rachète des galeries à Klépierre sans dégrader sa dette
Le rachat par Carrefour de 127 galeries marchandes jusque là détenues par Klépierre se traduira par une sortie de cash limitée à 100 millions et n’aura pas d’impact sur son ratio d’endettement, selon Georges Plassat, PDG du grand distributeur, cité par Reuters.
L’opération d’un montant de 2 milliard d’euros, annoncée par Carrefour ce lundi 16 décembre, concerne des galeries marchandes situées en France, en Espagne et en Italie représentant un loyer annuel brut d’environ 135 millions d’euros. Son financement sera assuré pour 1,8 milliard d’euros par fonds propres, dont 42% détenus par Carrefour et le complément par des investisseurs institutionnels, et à hauteur de 900 millions d’euros par dette.
Le distributeur, qui connait une phase de redressement en France, devrait réaliser l’opération avec huit investisseurs institutionnels, français et étrangers, parmi lesquels pourrait figurer l’actionnaire de Carrefour, Colony Capital. Toujours selon Georges Plassat, les galeries rachetées feront l’objet d’un investissement de l’ordre de 100 millions d’euros par an sur les cinq prochaines années. Le PDG a annoncé la création d’une nouvelle société pour gérer les murs de l’ensemble des hypermarchés de la marque en Europe. Elle regroupera ces 127 sites ainsi que 45 centres commerciaux déjà détenus par le distributeur en France, d’une valeur de 0,7 milliard d’euros avec un loyer annuel brut d’environ 45 millions d’euros.
Les négociations entre le distributeur et la société d’investissement immobilier étaient connues depuis le début du mois de novembre. Selon le groupe Klépierre, l’opération devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre 2014, et devrait générer un produit net de 1,54 milliard d’euros pour le groupe foncier. Il sera alloué au remboursement de lignes de crédit existantes, et permettra de financer la restructuration du portefeuille de couverture du groupe. L’opération doit aussi permettre de réduire significativement le ratio d’endettement de Klépierre à moins de 40% et le coût de sa dette au-dessous de 3,2%.
Fin août, Carrefour avait surpris les analystes par son redressement en France, conséquence d’un vaste plan engagé par son PDG depuis presque deux ans. La France, qui pèse pour 40% des ventes du groupe et qui était devenue son principal point noir, a vu son résultat opérationnel courant grimper de 75% et sa marge prendre 120 points de base à 2,8%, malgré un contexte macroéconomique difficile.
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