Carlsberg reste optimiste pour 2011 malgré la hausse de ses coûts
Les vents contraires rencontrés par Carlsberg l’an dernier ne suffisent pas à remette en cause son optimisme. Il s’estime «satisfait» de sa performance sur l’ensemble de l’exercice durant lequel sa marge d’exploitation «a progressé de 130 points de base à 17,3%». En générant un cash-flow libre de 5,2 milliards de couronnes (697 millions d’euros), le groupe danois a par ailleurs réduit d’une année sur l’autre son endettement net de 8% à 32,7 milliards de couronnes, soit 2,3 fois son excédent brut d’exploitation (EBE) contre 2,7 fois à fin 2009.
Le brasseur danois, qui réalise 45% de son bénéfice d’exploitation en Europe centrale et orientale, a néanmoins été fortement pénalisé par le triplement des taxes sur la bière en Russie. La chute de 21% de son résultat net à 301 millions de couronnes au quatrième trimestre 2010, 29% en dessous du consensus des analystes, met également en lumière «la hausse du coût de production en Europe de l’Est», relève Dirk Van Vlaanderen, analyste chez Jefferies.
La sécheresse dans cette région l’été dernier a entraîné une baisse des récoltes et une flambée des prix des céréales (orge, houblon) utilisées dans la fabrication de la bière, une tendance qui devrait continuer de peser sur les coûts d’approvisionnement du brasseur en 2011. Celui-ci table néanmoins sur une légère amélioration de la demande, «notamment en Europe orientale avec un retour de la croissance en Russie», là où sa part de marché s’élevait à 39,7% à fin décembre. Le marché russe devrait ainsi croître «de 2% à 4%» en volume contre un recul inférieur à 5% attendu en Europe septentrionale et occidentale. L’Asie (9% du bénéfice d’exploitation) devrait de son côté poursuivre sa trajectoire de croissance.
Pour l’année 2011, la part de marché de Carlsberg est attendue en hausse dans des régions représentant «deux tiers de son activité» et son résultat net ajusté afficherait une croissance «de plus de 20%». Le bénéfice d’exploitation devrait progresser «dans le haut d’une marge à un chiffre» grâce aux hausses de prix que le groupe estime être en mesure d’imposer. La confiance dont il fait preuve se traduira par un dividende de 5 euros par action proposé, en hausse de 43% d’une année sur l’autre. Le titre a terminé en progression de 0,8% à 566 couronnes hier à la Bourse de Copenhague.
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