Butler Capital Partners s’invite chez Groupe Partouche
Nouvelle augmentation de capital pour Partouche. Après les 77,4 millions d’euros levés cet été, principalement grâce à la conversion d’une partie de la créance d’actionnaire détenue par son actionnaire majoritaire, Partouche recourt de nouveau à une injection de fonds propres. Dans le cadre de la publication de ses résultats annuels, Groupe Partouche a dévoilé une augmentation de capital de 30 millions d’euros, au prix de deux euros par action, garantie par Butler Capital Partners (BCP).
L’opération doit permettre au fonds d’investissement de détenir une part du capital comprise entre 12,5 et 15,5%, «en fonction de la souscription par les actionnaires autres que Financière Partouche (l’actionnaire majoritaire, ndlr)». Les discussions sur les modalités précises de l’opération et les relations entre Financière Partouche et BCP dans le cadre d’un pacte d’actionnaires restent à finaliser. «Partenaire minoritaire, mais actif, BCP accompagnera ainsi un projet d’entreprise visant à faire émerger un groupe recentré, désendetté et qui investit dans son cœur de métier : les casinos et les jeux en ligne», souligne Groupe Partouche. L’opération devrait être réalisée d’ici le mois d’avril prochain sous réserve des autorisations réglementaires, a ajouté de son côté BCP.
Autre signe à ses yeux de la confiance des investisseurs et de ses créanciers, Groupe Partouche a conclu un accord avec son pool bancaire en vue d’aménager son crédit syndiqué. A compter de la réalisation de l’augmentation de capital, les marges sur les trois tranches seront abaissées, ce qui va «réduire significativement les frais financiers», estime le casinotier. Par ailleurs, la clause de reversement du cash-flow excédentaire consolidé ne s’appliquera pour les exercices 2010 et 2011 qu’au-delà d’un plafond de 26 millions d’euros.
Une mesure qui doit faciliter le financement et la réalisation des investissements relatifs à la construction des «Pasinos» de La Ciotat, La Grande Motte et Bandol. Dans l’immédiat, le groupe détaille pour 2010 un Ebitda de 95,5 millions d’euros (contre 77 millions en 2009), gonflé par des mesures fiscales et un changement de périmètre. La partie basse du compte de résultat est affectée par une dépréciation des écarts d’acquisition (à la suite d’un changement d’estimation comptable), la perte nette ressortant à 58 millions d’euros.
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