Bolloré passe à la vitesse supérieure dans les véhicules électriques avec Renault
Sous les feux du dossier Vivendi, Vincent Bolloré n’en oublie pas le développement industriel de son groupe. Ce dernier a signé un partenariat avec Renault dans les véhicules électriques. Une signature qui tombe à point nommé alors que Bolloré doit présenter ce matin les détails de son projet d’introduction en Bourse de Blue Solutions, sa filiale dédié aux véhicules et aux batteries électriques. Le groupe prévoit de mettre 10% du capital en Bourse fin octobre, à la fois pour déterminer une valorisation et imposer une discipline financière à cette division.
Les deux groupes envisagent de créer une société commune afin de répondre ensemble à «la demande croissante en France et à l’international de systèmes d’autopartage de véhicules électriques». Renault pourrait aussi entrer au capital des sociétés Bluely et Bluecub qui développent le système Autolib’ de Bolloré à Lyon et à Bordeaux. Pour assurer la production de ses modèles Bluecar quatre places et bientôt décapotables, Bolloré pourrait s’appuyer sur l’outil industriel de Renault. Certaines fabrications pourraient être transférées dans l’usine de Dieppe du constructeur automobile. Enfin, les partenaires vont étudier la conception d’un nouveau véhicule trois places alors que les trois quarts des locations d’Autolib’ sont effectuées avec un maximum de trois passagers.
S’ils se concrétisent, ces partenariats donneraient une nouvelle dimension à la division de véhicules électriques de Bolloré. Avec plus de 5.000 bornes de recharge à Paris, le groupe dispose du réseau en activité le plus étendu, d’où l’intérêt des autres constructeurs automobile, dont BMW surpris récemment en train de tester ces bornes de recharge. Mais la lourdeur des investissements pèse sur la rentabilité.
Au premier semestre, la division stockage d’énergie et solutions (bornes, systèmes d’identification des passagers…) a généré 106 millions d’euros de chiffre d’affaires, stable d’une année sur l’autre. Ses pertes opérationnelles ont atteint 72 millions, contre 113 millions un an auparavant, grâce à la baisse des investissements passés de 134 à 51 millions d’euros d’une année sur l’autre. Mais selon Bolloré, l’activité nécessite de poursuivre les investissements afin d’accroître les capacités industrielles de production de batteries.
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