Boeing se sépare de son directeur général
Dennis Muilenburg fait les frais de la crise du 737 MAX. Boeing a annoncé le 23 décembre la démission de son directeur général, afin de «restaurer la confiance», quelques jours après que l’avionneur a annoncé suspendre la fabrication de son appareil. L’action du groupe gagnait jusqu'à 3,84% dans les premiers échanges à Wall Street.
Le directeur général sortant sera remplacé à ce poste par David Calhoun, l’actuel président non exécutif du conseil, à compter du 13 janvier. Le directeur financier Greg Smith assurera l’intérim d’ici là. Dennis Muilenburg, patron du groupe depuis 2015, quitte également ses fonctions d’administrateur.
Ancien directeur général de Nielsen de 2006 à 2013, David Calhoun est aujourd’hui l’un des dirigeants du fonds d’investissement Blackstone.
Cloué au sol
Le constructeur aéronautique avait annoncé le 16 décembre, à l’issue d’un conseil d’administration de deux jours, la suspension de la production de son avion best-seller à partir du mois de janvier. Le 737 MAX est cloué au sol depuis mars dernier après deux accidents mortels. L’autorité aérienne américaine (la FAA) avait fait savoir qu’elle n’accorderait sans doute pas à l’appareil une autorisation de voler avant février 2020.
L’immobilisation du 737 MAX a déjà coûté 9 milliards de dollars à Boeing. Le groupe de Seattle en dira plus fin janvier sur les conséquences financières de cet arrêt.
Plus d'articles du même thème
-
Bruxelles pousse les feux pour promouvoir des constellations satellitaires alternatives à Starlink
Le projet satellitaire Bromo, porté par Leonardo Airbus et Thales, a obtenu de Bruxelles une procédure d’approbation accélérée alors que le réseau américain Starlink a bridé ses services en Ukraine. D’autres acteurs européens poussent déjà leurs propres projets de constellations souveraines. -
Un comité propose de rouvrir le fonds norvégien aux fabricants d'armes nucléaires alliés
Le rapport sur le cadre éthique du fonds souverain norvégien propose de ménager une exception aux exclusions liées aux armes nucléaires et de retirer au Conseil d'éthique son pouvoir de recommandation. -
Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
Le spécialiste français des satellites reprend des couleurs à Paris alors que Kiev se plaint d’une détérioration de son accès aux services de SpaceX sur le champ de bataille.
ETF à la Une
VanEck a collecté plus de 13 milliards de dollars depuis le début de l’année pour sa gamme d’ETF Ucits
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- ASML manifeste les premiers symptômes des limites physiques de l'IA
- UniCredit va pouvoir prendre le contrôle de Commerzbank
Contenu de nos partenaires
-
Violences du 17 octobre : « L’ultragauche a allumé l’incendie, les jeunes des banlieues ont pris le relais »
Depuis les violences du 17 octobre, Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu et Laurent Nuñez pointent la responsabilité de « groupuscules d'ultragauche ». Mais que recouvre vraiment ce terme ? -
« Une convergence entre l‘extrême gauche et les racailles »: Bruno Retailleau fait le lien entre l’immigration et les violences du 17 octobre
« Il y a un lien entre une immigration massive qui crée des désordres sécuritaires et ce qui s’est passé dimanche. Oui, je le dis et je l’affirme », a martelé lundi Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse sur le thème « rétablir l’ordre », convoquée au lendemain d’un week-end de violences urbaines. « Ce qui s’est passé hier, c’est une convergence entre l‘extrême gauche et les racailles, les délinquants venant de banlieue », a-t-il ajouté, en assurant se baser sur « les remontées d’interpellations ». -
CalvaireEmmanuel Macron : comment tenir six mois ?
Privé de majorité, de moyens financiers, confronté à plusieurs crises graves, comment Emmanuel Macron peut-il présider les six mois qui le séparent de l'élection présidentielle ?