BlackRock va faciliter la restructuration de dette du leader mondial des casinos
Caesars Entertainment, le numéro un mondial des casinos, a reçu hier de la part de BlackRock un soutien de poids pour restructurer la dette financière de 18,4 milliards de dollars (15,6 milliards d’euros) de sa filiale Caesars Entertainment Operating (CEOC), qu’il entend mettre sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites à la mi-janvier.
Contrôlé depuis 2008 par les fonds d’investissement Apollo et TPG Capital, Caesars est depuis quatre mois en négociation avec les détenteurs de dette de cette filiale, sachant qu’il doit obtenir d’ici au 12 janvier le soutien de 60% des créanciers obligataires titulaires d’un privilège de premier rang (first-lien). Le groupe, qui leur a offert 93,8 cents par dollar, a fait savoir hier qu’il avait déjà obtenu le soutien de 55% des créanciers concernés.
Mais selon Bloomberg qui se fondait hier soir sur deux personnes proches du dossier, le géant américain de la gestion d’actifs BlackRock vient de céder 500 millions de dollars d’obligations first-lien à des investisseurs qui sont favorables au plan de restructuration financière du groupe. Ces obligations arrivaient à maturité en 2017 et 2020. Le montant cédé par BlackRock représente environ 8% des créances privilégiées, ce qui porterait le total à au moins 63%. C’est le fonds d’arbitrage Elliott Management, allié à 18 autres détenteurs d’obligations senior, qui aurait racheté cette dette, l’emportant sur un autre groupe représenté par le cabinet d’avocats Debevoise & Plimpton, selon ces mêmes sources.
Caesars se rapproche ainsi du seuil des deux tiers des créances obligataires de premier rang. A partir de ce niveau, la loi américaine considère en effet que l’ensemble de ses créanciers obligataires est réputé avoir accepté le plan. Ceci lui permettrait alors de mettre en œuvre beaucoup plus facilement une restructuration financière qui prévoit de réduire de 53% sa dette, ainsi ramenée à 8,6 milliards de dollars. Les intérêts annuels passeraient de 1,7 milliard à 450 millions de dollars. CEOC serait également transformée en société d’investissement immobilier.
Hier soir, la valeur des titres obligataires à échéance 2017 cotés à New York augmentait de 1,25 cent pour atteindre 75 cents, selon les chiffres fournis par Trace, le système de reporting de la Finra (Financial Industry Regulatory Authority).
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