Le spécialiste du diagnostic in vitro signe le rachat du groupe américain BioFire, actif en biologie moléculaire, pour 450 millions de dollars
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Antoine Duroyon
Un peu plus d’une semaine après avoir obtenu des autorités sanitaires américaines (FDA) le feu vert pour la commercialisation de sa plate-forme Vitek, qui permet l’identification express de bactéries et de levures pathogènes, bioMérieux réalise une nouvelle percée outre-Atlantique. Le groupe de la banlieue lyonnaise a officialisé mardi soir le rachat de BioFire, une société spécialisée en biologie moléculaire, pour 450 millions de dollars. Son actif phare : la technologie FilmArray qui propose une approche syndromique (soit un ensemble de symptômes) du diagnostic des maladies infectieuses. Elle permet d'«identifier, dans un seul réactif, les pathogènes causant ce syndrome, qu’ils soient d’origine virale ou bactérienne», explique bioMérieux dans un communiqué.
Un atout appréciable pour le groupe français dont 85% des ventes dans les applications cliniques concernent le diagnostic des maladies infectieuses. Disposant d’infrastuctures de recherche et développement à Salt Lake City, BioFire s’attend à ce que son système FilmArray détecte d’ici trois ans plus de 70 pathogènes à l’origine d’infections respiratoires, gastro-intestinales et sanguines. Cet effort important en R&D explique que la société devrait enregistrer une perte opérationnelle de 7 millions de dollars cette année sur un chiffre d’affaires de 70 millions.
Pour bioMérieux, l’acquisition de BioFire par endettement accroîtra ses ventes de 80 millions de dollars en 2014. «Le développement rapide de BioFire sera ensuite un moteur de croissance important pour le groupe (accélération de 100 à 200 points de base de la croissance organique de bioMérieux sur la période 2015-2017», détaille le communiqué. La rentabilité opérationnelle devrait toutefois en prendre un coup en 2014 et 2015 «compte tenu d’un ambitieux plan destiné à stimuler le développement de cette nouvelle gamme».
Parallèlement à la présentation de cette acquisition, bioMérieux a publié ses résultats du premier semestre. Le groupe affiche une stabilité de son résultat net, à 79,7 millions d’euros. Le chiffre d’affaires affiche pour sa part une légère hausse de 0,5% à 754 millions d’euros. Quant au résultat brut d’exploitation (Ebitda), il s’est replié de 1,7% à 169 millions d’euros. A 88 millions d’euros, les investissements en R&D ont représenté 11,7% des ventes (+12,5% à devises constantes).
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